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 La vie en Atehl Loren.

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MessageSujet: La vie en Atehl Loren.   Mer 9 Avr - 20:23

Voilà un récit que j'ai commencé sur le warfo, et qui bientôt voir sa fin arriver.

Prologue.
* Loac courait, sans but, sans motivation, sans destin.
Une seule chose semblait le préoccuper, courir.
Le sang coulait sur ses talons, résultat des multiples égratignures de branches.
Des bêtes sortaient des forêts, appâtées par l’odeur. Celle de la peur.
« Je n’ai plus aucunes chances » marmonna-t-il alors que des yeux terrifiants commençaient à l’entourer,
La couleur de sa peau se reflétant sur les pupilles noirâtres des êtres des bois.
Enfin, un spectre se dessina en face de lui, des crocs tels des épées d’ivoire sortant de sa bouche.
Le monstre sortit enfin des fourrés, ne laissant pas le choix à Loac qui dut s’arrêter.
La sève gluante de sa bouche laissait transparaître sa faim.
« Ainsi, tout se termine. » conclut Loac, alors que les bêtes partaient à l’attaque. *


« -NON ! » La belle Elmera se réveilla en sursaut.
Elle cogna, en se levant, dans de nombreux objets, dont l’arc favoris de son frère, mort un an auparavant.
La douleur lui revint alors, un mélange de courbatures et de maladie.
La chaleur du creux de son arbre prit place bientôt dans son cœur, intensifiant la fièvre des rêves. C’est comme ça qu’ils l’appellent, les tisseurs de charmes.
Elle sortit, désirant plus que tout voir le ciel, voir la lune, voir l’arbre.
Montant quelques marches, elle put voir cette beauté.
Celle du mélange universel entre lumière et ténèbres.
Celle de l’arbre des temps, celui pour qui tout Athel Loren sacrifierait sa vie.
Celle de la nuit.
Elle offrit alors un des chants les plus vieux à sa connaissance.
« Je vous vois dans ce ciel,
la nuit la lumière,
Vous deux, lune soleil
Mais je ne sais que faire.
Les hauts qui sont partis
Se sont sentis trahis,
Des flèches dans leurs dos,
Une flèche dans leur cœur.
Mais aujourd’hui que faire,
Lorsque les hordes attaquent,
Pour protéger cet arbre,
Si chère à nos pères.
Oui je ne sais que faire,
venez-moi en aide,
C’est la mort à qui l’on cède..."
Alors qu'elle arrivait à sa partie préférée de ce poème, elle fut interrompue par un léger bruit de pas.
Un messager.
"C'est sûrement pour moi"


Chapitre 1

Le messager, Endrel était son nom, se présenta en bas de l’arbre centenaire et appela alors Elmera.
« -Dame Elmera, nous avons grand besoin de vous. Les orques sont à l'orée de la forêt, il faut leur résister !
-Je suis désolé, répondit-elle, mais je ne peux vous aider. Mes pouvoirs sont inefficaces en ces temps.
-Pourquoi cites-vous cela? Votre mère, Ariel, vous a formée durant de nombreuses années dans le but de nous défendre dans des situations comme aujourd'hui!
-Je vous le répète, je ne peux pas! Je n'y arrive plus! Débrouillez-vous un peu sans moi!"
Le messager repartit-alors, le cœur remplit de haine envers cette pimbêche qui ne défendrait pas ces lieux.
Quelques minutes plus tard, l’on put entendre les cris de Waagh et le son strident des kikoups non loin de la.
Des elfes par centaines mouraient, ainsi que des arbres millénaires.
Mais elle ne pouvait pas, non elle ne le pouvait pas, se répétait-elle.
« Je ne peux pas vous aider ! » Cria-t-elle, comme pour libérer sa conscience.
C’est alors que survint un phénomène plus qu’étrange. Une lumière se matérialisa petit à petit, rendant l’air froid d’hiver chaud comme une braise.
Cette lumière, bien que d’un vert immonde, lui réchauffa le cœur pour une raison inconnue. Une silhouette put se distinguer.
*Non impossible ! Pas elle ! * pensa Elmera.
Ariel se tourna alors vers elle.
«-Comment-vas tu, mon enfant ?
-Mal mère.
-Dis-moi, pourquoi cela ?
-Car Loac, tu le connais sûrement, est mort dans d’atroces souffrances. Je ne peux pas aider mes amis, de plus, mes pouvoirs m’ont été retirés par un enchantement qui m’est inconnu.
-Tu veux savoir quel enchantement fait effet ? C’est celui de l’amour.
-L’amour ? Mais comment pouvez vous connaître l’Amour, vous vivez seule pendant la moitié de l’année.
-Tu crois que tu es née de l’opération du saint esprit ? Dans un sens tu as raisons. * elle se regarde alors, en partie translucide. *
Tu es née de l’amour que j’éprouve pour Orion, qu’il éprouve pour moi, et que nous éprouvons pour la forêt.
Et ne prends pas de conclusions hâtives. Je sais que Loac est vivant. Il est à présent en sécurité chez les plus grands êtres sur qui la forêt puisse compter.
-Chez les hommes arbres ?
-Allons ! Ne pose pas trop de questions, je ne t’ai pas éduqué comme cela !
Maintenant, je dois y aller. Surtout n’oublie pas : L’amour t’a bloqué ta force. Mais il peut très bien devenir TA force.
Et la lumière se dissipa, laissant place à un petit farfadet joueur, qui monta prestement sur la tête d’Elmera où il commença à danser.
-Merci mère. »
Elmera se retourna alors, et entreprit de rejoindre la bataille. Si sa mère disait vrai, alors elle n’était pas totalement inutile dans une bataille. Son épée et ses doigts se mirent alors à briller. Sa faucheuse forgée par le grand Daith désirait tuer.
Elmera arriva peu de temps après au lieu de la bataille.
Le sang coulait tel une rivière, les arbres pleuraient leurs amis brûlés. Les dryades aux bois fânés se regardaient à l’écart, l’on pouvait entrevoir le sang des ennemis sur leurs écorces. La garde éternelle n’avait pas faillie, mais elle était gravement touchée.
La colère parcourait les veines d’Elmera. Tous les êtres qui la virent arriver le sentirent.
Captant le regard du chef des gardes éternels, elle put prendre la parole.
« Amis, je suis désolé de vous avoir manqué. Mais mon heure est venue.
Ou sont-ils ? Ces êtres inférieurs au moindre brin d’herbe de cette contrée. Dites le moi, ma vengeance doit être accomplie. Je sens que je vais exploser. »
Le farfadet sur son épaule avait viré au rouge, devenant aussi agressif qu’une tigresse à qui l’on a volé un enfant.
Un cor se fit alors entendre. Celui des Orques.
Se précipitant vers l’endroit d’où le bruit avait été émis, elle put observer le spectacle d’une horde assoiffée.
Son sang la brûlait intérieurement. « Ils vont payer pour tout ce que vous avez enduré. Pour tout ce que j’ai enduré. Pour mes amis et pour Loac. »
Sa beauté vengeresse pouvait s’entrevoir, ses yeux saphir se reflétant sur sa peau matte, ses cheveux opales encadrant un visage satiné par le soleil, sa robe de combat d’une couleur verte parfaite, striée de traits noirs, tel le marbre.
Une expression de plaisir se dessina sur son visage. Les gardes prirent peur. Mais qui est-elle pensèrent-ils, alors qu’elle entamait un chant inconnu.
Les branches frémissaient de bonheur, la neige se mêlant au sang en devenant liquide autour d’elle.
Les racines sortaient de terre, entrant en totale communion avec elle. Bougeant aux rythmes des paroles, s’affaissant, tournant, se mélangeant.
D’un geste un seul, toutes les branches de terre et d’air se précipitèrent sur la horde.
Les orques ne l’avaient pas prévu. Le chef fut le premier à mourir. Mais ils continuaient d’avancer vers eux.
L’amour qu’elle avait pour Loac explosa alors en elle, tel un feu d’artifice.
Des centaines de lieu à la ronde on put sentir cet amour.
Ce sentiment, inconnus pour les orques, leur fit prendre peur, brisant les lignes déjà amoindries.
La dernière chose qu’elle vit fut le garde éternel qui le regardait étrangement.
Sa main et sa tête lui faisaient mal. Ses jambes lui faisaient mal. Son corps tel un morceau de bois passé sous un marteau de nain. Mais elle était heureuse. Elle savait à présent ce qu’elle devait faire, parcourir Athel à la recherche de celui qu’elle voit chaque nuits.

Chapitre 2
Loac se réveilla le lendemain, son esprit embrumé.
Ses rêves avaient étés bercés par la douce vision de l’elfe de ses rêves.
Il pensait à elle, la sentait près de lui, à l’aider dans le chemin qu’il aurait à faire dans la mort.
D’ailleurs était-il mort ?
Il n'en avait pas la moindre idée.
Se levant difficilement il put absorber une douce odeur de fleur, celui de sa bien-aimée qui se propageait partout alentours.
Il se retourna observant les lieux ou il se trouvait.
Si ceci est l ‘enfer, alors je crois que j’ai bien fait de mourir.
Il marcha, dépassant des arbres intouchés par le temps. Ils semblaient comme invincibles dans ce lieu loin de tout danger. Il effleura doucement l’écorce dans des ancêtres, sentant le doux contact de la vie affluer en lui. Il détailla plus précisément sa prison de verdure pour finalement entre apercevoir un léger mouvement dans la forêt.
"Sont-ils revenus ?"
Un minuscule arbuste sortis alors en marchant. Un arbuste ?
Il pouvait voir un dragon, nouveau né pour sûre, porter cet arbuste.
C’est alors qu’il entendit une voix d’outre tombe.
« Bonjour, elfe.
-Qui êtes vous ? Ou êtes vous ? Ou suis-je ? Suis-je mort ?
-Eh bien! , que de questions. Tu n’es pas mort, en effet.
Et tu es en présence de l’un des créateurs de cette forêt, mon nom est mircatas, dragon de cet état.
-Je ne vous crois point ! Ou êtes vous ?
-Tu me marches sur la tête. »
Un gigantesque rocher s’ouvrit alors, ou plutôt un œil, toute la forêt alentour se mit en mouvement. Loac put en compter cinq, plutôt six.
-Qu’êtes vous bon sang !?
-Nous sommes le résultat d’une fusion. La forêt a fusionné avec nous.
Nous t’avons sauvé des dryades renégates.
Loac prit alors le temps de les détailler.
Leur forme était habituelle, une tête ornée de cornes se poursuivait par un long coup bordé d'ailes charnues et de longues épines dorsales que l'on pouvait prendre pour des arbustes à première. Seulement il y avait deux différences à la normale des dragons: Ceux qu'il pouvait détailler étaient gros, très gros même. Rien que leur tête pouvait être prise pour un bosquet si l'on ne faisait pas attention. La deuxième différence résidait en la constitution des ces hybrides. En effet, on avait l'impression qu'un gigantesque chêne avait pris ces aises sur leurs corps, leur créant ainsi une vaste écorce protectrice. Une question fusa alors.
-Mais pourquoi ?
-Car tu as un grand dessin à accomplir.
Tu as du remarquer zirtac, c’est mon fils.
Prends en soin car il va t’accompagner dans ta mission.

-Quelle est cette mission ? »

Loac sentit alors ses pieds décoller du sol.
« -Attendez, vous n’avez pas répondu, quelle est cette mission ? »
Il ne les revit jamais.



Chapitre 3. 100 ans plus tard.

100 ans, elle avait cherché. Plus de 100 ans.
Elle avait parcouru l’entièreté d’Athel Loren, allant même jusqu’à Parravon.
Mais elle n’avait rien trouvé, pas la moindre trace, aucun soupçon d’indice.
Mais au contraire, elle en avait perdu des choses.
Son lieu de résidence avait été en parti brûlé par des bêtes du démon.
Aujourd’hui, appuyée sur l’arbre, elle se retournait vers ce passé.
Ariel est introuvable, l’arbre mère se meure, la forêt tout entière est aux abois.
Qu’aurait put-elle faire, simple mortelle, face à cyathanair ?
Peut-être aurait-elle put se sacrifier, comme de nombreux elfes, pour la survie d’Athel Loren ?
Mais aujourd’hui, cyathanair n’est plus.
A peine cette nouvelle sortit de la forêt, les humains, les gobelins, les nains et les rats s’étaient précipités sur ce qui restait de défense.
Les pierres gardiennes sont tombées il y a quelques jours. Ou peut-être quelques années ? Elle ne sait plus.
Au loin, le bruit de la dernière bataille sanglante que connaîtra Athel Loren se faisait entendre. Chaque civilisation se faisant face pour décider à qui la forêt de la création reviendra.
Un jeune humain passa alors sous l’arbre ou elle était perchée.
Décidément, les esprits ne faisaient plus leur travail.
Sautant lestement, elle le rattrapa sans un bruit.
En quelques secondes, se fut finit, une flèche lui rentra dans le dos, puis une lame lui trancha la fine membrane qui protégeait sa gorge.
Elmera le fouilla, et fit les comptes. 3 pièces de bronze, un bouton et un parchemin incompréhensible.
« Eh bien !Ce n’est pas aujourd’hui que je vais devenir très riche. » Et elle jeta le parchemin dans une rivière ou l’encre disparut en quelques secondes.
Ce qu’elle ne savait pas, c’est que ce parchemin prévenait les soldats de l’empire qu’il fallait faire une retraite stratégique :
Un monstre assoiffé de sang tuait tout non-elfe et non-esprit de la forêt sur son passage.
Ils ne surent jamais, et en moururent.
Car peu après, le monstre, prénommé zirtac arriva.
Mais revenons plutôt à Elmera.
Elle repartit du corps avec une démarche nonchalante.
Son esprit de loyauté envers ses camarades repris le dessus.
Elle se décida à visiter les campements ennemis.
Ariel lui avait transmis, peu avant la guerre, les recettes pour différents poisons.
C’était le moment de les utiliser.



Chapitre 4 : Balade au clair de lune.

La nuit était sombre. C’était l’une de celles ou on déteste sortir dehors pour une raison ou une autre. Les dernières lueurs du soleil s’en étaient allées, laissant Elmera comme orpheline. Les ombres des arbres prenaient un malin plaisir à danser autour d’elle, la rendant constamment aux aguets. Mais aujourd’hui n’était pas venue l’heure de pleurer sur son sort. Elle était, ce soir, devenue la chasseuse, et non la pourchassée. En quelques secondes, les derniers farfadets vivants dans les environs se mirent à scintiller faiblement, créant ainsi des points de repères pour Elmera.

Elle pris alors le sentier qui la mènerait aux différents campements ; l’un des sentiers que seuls les mages sylvains connaissent. Ces sentiers sont très spéciaux et résultent d’une des facultés de ces bois :
Le temps n’avait pas d’influence sur lui.
L’on pouvait parcourir cent mètres en cinquante ans comme traverser la forêt entièrement en deux minutes.

Ces sentiers ne sont pour autant pas sans risque. Ils cherchent à faire que celui qui l’emprunte sorte de la piste. Malheur si on leur donne raisons. Car à peine sortis du chemin, on s’expose à une mort presque instantanée, donnée par des esprits qui les hantent. Seul peu de gens ont réussi à y survivre, on compte parmi eux le loup rouge, seigneur danseur de guerre.

Les esprits alentours lui représentaient Ariel, tuée par morghur ou encore Loac, déchiqueté par un monstre de la forêt défendue. Mais elle en avait maintenant l’habitude et ressorti sans encombre du sentier, à plusieurs mètre d’une tente impériale.

Les hommes étaient venus en nombre dans l’espérance d’acquérir une nouvelle terre. Mais Elmera pouvait remarquer que les Brettoniens n’étaient pas de la partie. Résultat des légendes et contes que les elfes sylvains avaient fait circuler dès l’arriver des tribus humaines.

Les tentes étaient sommaires, une peau de mouton était maintenue en l’air grâce à des branches mortes. Un feu imposant brûlait les différentes nourritures au centre du campement, laissant échapper une douce odeur de pourriture. L’empire était donc à cour de réserve. Une tente plus imposante, constituée de lin et de coton devait servir de lieu de résidence pour les généraux.

Elmera se glissa alors jusqu’au feu, tranquillement. Sa vie en dépendait. Elle détacha une des potions de sa ceinture. Se mettant en position pour que les hommes soient aveuglés par le feu lorsqu’elle mettrait son plan en action, elle put voir les visages tuméfiés et hagards des sous-fifres lanciers.

Elle montra, à ce moment précis, pourquoi les elfes étaient si redoutés pour leur agilité. Se démembrant presque, elle effectua un double salto au-dessus de son allié et lui jeta la potion qui lui explosa dans les mains, produisant une explosion minime.
La nourriture fut alors recouverte d’une matière visqueuse transparente, la fin du camp humain.

Elmera repartit dans un souffle, profitant du moment pour jeter une gerbe brûlante sur la tente des généraux qui prit instantanément feu.
« Au tour des nains maintenant. » Glissa-t-elle avant de rire dans sa cape.

Bientôt la suite.
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MessageSujet: Re: La vie en Atehl Loren.   Jeu 19 Juin - 5:08

Très belle histoire mais la suite arrive quand Smile


J'ai hâte.
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MessageSujet: Re: La vie en Atehl Loren.   Sam 2 Aoû - 23:50

Bonsooir
Oui, c'est vraiment tres bien, a quand la suite ? Allr, qu'est ce que tu fiche devant le pc, je suis de tout coeur avec toi !
Seule critique, elle est un poil trop humâine cette elfette.. Un peu trop "bavarde "^^
Amicalement, Jarm
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MessageSujet: Re: La vie en Atehl Loren.   

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