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 Un enfant de la nuit sous les branches

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MessageSujet: Un enfant de la nuit sous les branches   Dim 8 Déc - 1:11

Bonsoir compagnons sylvestres

Cela fait un moment que je me promène sur votre forum en hésitant à m'inscrire, mais j'ai désormais fais le pas.

Commençons par une petite description de mon personnage :
irl je suis un simple étudiant en dernière année de master informatique qui passe probablement beaucoup trop de temps sur internet. Sportif et Gamer' à mes heures perdues, je suis également un mordu de tout ce qui touche à la science-fiction et la fantasy, et j'écris quelques histoires à mes heures perdues. Jeux de rôles, sur table et sur forum, ponctuent régulièrement mes soirées. Je possède également une armée Warhammer de Comtes Vampires et suis un membre revenu il y a peu sur le forum racial vampire (j'ai d'ailleurs reconnu l'un de mes camarades parmi vous ^^). C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je suis ici. Je suis venu solliciter vos lumières.

Car je ne joues pas personnellement les elfes sylvains et n'ai pas l'intention de les jouer. Toutefois je rédige petit à petit l'histoire de mon général, son parcours, ses aventures toussa toussa. Et il se trouve que ses pas le conduisent actuellement... à Athel Loren.

Voila la raison de ma présence ici. Bien qu'ayant pu consulter le livre d'armée lié à Athel Loren, le livre Les gardiens de la foret et une multitudes de sites liés au background des elfes sylvains, je ne sais toujours pas trop par quel bout commencer les personnages issus de cette région que je souhaiterais faire apparaître dans mon histoire. Et, ayant déjà pris pas mal de libertés concernant les backgrounds officiels des vampires et rois des tombes, je souhaiterais être aussi fidèle que possible à l'esprit des elfes sylvains, concernant ces personnages, leurs réactions, caractères... mais aussi de l'ambiance de la forêt elle-même, ses réaction vis à vis de mes propres personnages. C'est pourquoi je viens à vous, car je pense qu'après tout c'est ici que seront rassemblés les personnes les plus susceptibles d'éclairer ma lanterne =)

Histoire de vous mettre dans le contexte, je souhaiterai mettre en place une sorte de "domaine" sylvain, au nord d'Athel Loren, près des Monts Gris. Celui-ci serait idéalement dirigé par un elfe de rang noble ayant deux enfants : un fils devenu danseur de guerre et une fille ayant embrassée la voie des chevaucheurs d'aigles. Cela nous donnerait donc déjà quatre personnages "nommés" définis, importants et donc à développer.
Egalement, je souhaiterais faire intervenir une escouade de rangers, toute une marrée de dryades, lémures ainsi qu'un Homme-arbre que je sais pourtant très rares. Les sentiers secrets permettant de se déplacer rapidement à travers l'espace et le temps au sein de la forêt seraient un plus.

Cela fait beaucoup me direz-vous, mais en créant tout ce petit univers, l'insérant dans un monde défini et structuré plus grands encore je pourrai ainsi avoir matière à insérer mes personnages déjà existant sans paraître complètement loufoque. C'est pourquoi je viens vous consulter.

Quelles seraient les contraintes majeures d'un tel domaine ? Est-il seulement envisageable au sein de la forêt ? Qu'est-ce qui serait trop gros et devrait être retiré et quoi ajouter, définir, de quelle façon afin d'avoir quelque chose de cohérent ?
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raptor

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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Dim 8 Déc - 2:30

Ici, nous sommes pleins de vampires jouant sylvains aussi Wink moi je suis Ulf le Fou Furieux, il y a Tomov (Thomariel), Comte Esenloi ( Enseloi) entres autres ......Dommage que tu ne veuilles pas jouer de l'elfe des bois........
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Anos fils d'Athel & L
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Dim 8 Déc - 23:07

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§ Bonsoir Enfants de la forêt.


§§§ Vg11, il est de règle que l'on se présenté avant de posté quoi que se soit.


§§§ Bonne soirée.

_________________
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Tomariel le Moussu

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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Lun 9 Déc - 12:49

Salut à toi vg11k, quel plaisir de te retrouver en ces lieux également! dwarf 
Cela dit, même si ici je ne suis pas modérateur, je rejoins le bon Anos en ce qui concerne la présentation...

Bon, pour ta question, je pense que tu dois toujours garder à l'esprit quelques petites choses quand tu rédiges un texte sur les Elfes Sylvains:
-Athel Loren est une entité semi-consciente; au delà des Esprits de la Forêt, elle aura tendance à repousser autant qu'elle le pourra tous ceux qu'elle considérera comme des intrus, elle modifie le tracer des sentiers, fais bouger les arbres,... C'est aussi un lieu où la magie est omniprésente mais se manifeste toujour de manière féerique. Bref, c'est un personnage en soi.
-les Asraïs vivent dans une paix fragile et précaire avec les Esprits de la Forêt; il ne faudrait pas que le lien qui les uni semble aller de soi; ce n'est qu'au prix d'une vigilance permanente que la paix perdure entre eux
-Les Asraïs ne se lient pas facilement avec les étrangers, même les autres Elfes. Cela dit, il leur importe relativement peu la réputation de ces étrangers à l'extérieur de la Forêt. Ce qui compte, c'est leur comportement vis-à-vis de nature qui les entoure. De même, les Asraïs n'hésiteront jamais à sacrifier un allié si cela peut protéger leur domaine.
-Les Esprits de la Forêts sont imprévisibles et dangereux; leur force et leur comportement varie en fonction des saisons, mais il faut garder à l'esprit que le temps ne s'écoule pas de la même façon dans tous les endroits d'Athel Loren.
-Les Farfadets grouillent un peu partout dans la Forêt et sont beaucoup plus redoutables qu'ils ne le paraissent. Ils agissent de manière assez imprévisibles eux aussi.
-Si tu tentes de décrire la société des Elfes Sylvains, n'oublies pas qu'ils sont beaucoup moins structurés que leurs cousins d'Ulthuan ou de Naggaroth. Ils ont choisi la voie de la nature il y a bien des siècles et leur mode de vie s'est adapté au caractère changeant de leur domaine. Le bien et le mal sont des concepts qu'ils jugent sans intérêt; seul compte l'équilibre. La violence et la cruauté font partie du monde animal au même titre que la paix et la fraternité; ils ne jettent pas le même regard sur ces choses que les autres races.

Je pourrais continuer un sacré bout de temps je pense, mais ça fait déjà pas mal. Il est important qu'on oublie jamais où se déroule l'intrigue; ce n'est pas n'importe quel bosquet!
Cela dit, si une personne est bien capable de forger une ambiance du tonnerre, c'est bien toi! pirat
Je me délecte par avance de ce que tu vas nous pondre drunken 
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Lun 9 Déc - 13:25

@raptor : c'est ce que j'avais crû comprendre. C'est amusant d'essayer de retrouver qui est qui et de constater qu'au final on connait déjà pas mal de têtes Very Happy 




@Anos : je ne m'attarderai pas puisque je me suis je pense assez clairement exprimé par mp. Ma "présentation" est désormais faites. Egalement si une section réservées aux "perles" des messages/posts existe sur ce forum je compte sur toi pour me donner une médaille lol! 




@ tomariel : je suis quelque peu pressé en rédigeant ces lignes, mais je te remercie pour tes indications qui commencent déjà à m'aiguiller sur certains points. Je commencerai dès ce soir je pense à vous présenter ce sur quoi je planche.

Tomariel a écrit:
Je pourrais continuer un sacré bout de temps je pense

Ce n'est pas moi qui te reprocherais d'être loquace sur le sujet =)

Comme tu t'en doutes surement (ainsi que pour les autres vampires qui suivent la section récits de l'autre forum) j'effectue ces recherches pour un chapitre plus avancé des aventures de Manesh'k qui ont un petit peu d'avance en-dehors du racial vampire.

Tomariel a écrit:
Cela dit, si une personne est bien capable de forger une ambiance du tonnerre, c'est bien toi!
Je me délecte par avance de ce que tu vas nous pondre

voilà qui fait plaisir à entendre ! Compte sur moi pour faire de mon mieux Razz
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Anos fils d'Athel & L
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Lun 9 Déc - 19:55

§§§§§§§§§§§§§§§§§ Bonsoir Enfants de la forêt.


Citation :
@Anos : je ne m'attarderai pas puisque je me suis je pense assez clairement exprimé par mp. Ma "présentation" est désormais faites. Egalement si une section réservées aux "perles" des messages/posts existe sur ce forum je compte sur toi pour me donner une médaille
§§§ J'ai bien lu ton message privé et t'es répondu et pour ce qui est de la section pour la présentation il me semble que tu là trouvé.


§§§ Bonne soirée.

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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Ven 13 Déc - 2:55

=)

Je songe sérieusement à ajouter un elfe changeforme à ma liste de personnage. Peut-être lui donnerais-je le nom d'"Anos", qui sais.

Enfin. J'ai un peu de retard sur ce que j'ai annoncé dans mon dernier post mais anyway. J'ai rédigé un petit descriptif de deux lieux et d'un personnage que je souhaite faire apparaître. Je vous en donne les descriptions juste après. Je n'arrive toutefois pas à me décider sur les noms de mes personnages et pour celui de la cité elfique/région où tout ceci va se dérouler. Il faudra que je planche sérieusement dessus... la région, pour être précis, est au nord-est d'athel loren, près des monts gris, au sud de Grunére et en diagonale par rapport à Dunkelberg et Grissenwald (de l'autre coté de la chaine de montagne). La pointe nord-est de loren en somme.

La Mortourbe

Il y a une vingtaine d’années, une harde d’hommes-bêtes c’est engagée dans la forêt. Au beau milieu de l’hiver, la Loren était apathique et n’a réagi que tardivement à leur présence, si bien qu’ils purent pénétrer en profondeur et arrivèrent à un étang gelé. Ils y surprirent un groupe d’elfes qui, suivant une tradition vieille de plusieurs siècles, venaient danser sur la glace pour communier avec les esprits naturels. Le carnage fut sans appel et la glace fut teintée de rouge.
Que se fut par amusement ou simplement pour se désaltérer, probablement les deux, les créatures firent un trou dans la glace. Puis ils jetèrent à l’eau les cadavres qui se retrouvèrent flottant sous leurs pieds. Mais lorsque les esprits réalisèrent ce qu’il c’était passé, leur colère fut terrible. Remontant des profondeurs de l’étang, des troncs, branchages et limons vinrent s’agglutiner autour des corps et la pression qu’ils exercèrent eu tôt fait de complètement briser la glace, précipitant les hommes-bêtes surpris dans l’eau glacée. Ceux restés sur les berges les virent avec stupeurs être entraînés par le fond par des courants de feuilles et de branchages crochus. Aussi préférèrent-ils fuir, mais quelque soit la direction qu’ils prirent, leurs pas les ramenèrent systématiquement à l’étang dégelé. Et les morts les attendaient. Enrobés de branchages, brindilles, limons et feuilles mortes, les cadavres des elfes et des hommes-bêtes s’extirpaient de l’eau, méconnaissables sous les tas de végétaux.
Lorsque les elfes se rendirent à l’étang, celui-ci avait changé pour devenir tel qu’il est aujourd’hui. En lieux et place de la glace, des lentilles sombres et feuilles brunes recouvraient la surface. Lorsqu’ils les balayèrent, ils constatèrent que l’eau autrefois cristalline était trouble, imprégnée de mousses d’eau. Nulle trace ne fut trouvée des danseurs sur glace qui avaient communié ici quelques jours plus tôt. Et le mystère fut plus épais encore lorsqu’ils découvrirent les traces des hommes-bêtes. La forêt ne répondit jamais à leurs questions, gardant le secret sur ce qu’il c’était réellement passé et sur les corps des elfes pourrissant au fond de l’eau.

Le bosquet ancien et son gardien

A quelques kilomètres seulement de la cité elfique se trouve un ancien bosquet où très peu d’arbustes parviennent à prendre racine. Les arbres qui sont là sont si anciens que cinq personnes se tenant par la main sont nécessaire pour faire le tour de leurs troncs pour les plus frêles d’entre eux. Leurs hautes branches cachent en permanence la lumière du jour, si bien qu’il y règne en permanence une semi-pénombre. Les animaux sauvages évitent cet endroit où ils savent qu’ils ne trouveront pas de nourriture.
C’est ici que vit l’une des créatures les plus respectées et crainte par les elfes. Il y a des centaines d’années, alors que l’alliance entre la forêt et les elfes était encore incertaine, les nains s’acharnèrent à brûler et découper des pans entiers du nord de la forêt, hiver après hiver et malgré les efforts des elfes, ils continuaient d’avancer. C’est  alors que l’un des esprits de Loren, enragé par les sévices perpétré à sa forêt et les efforts peu insuffisant des elfes, décida de rétablir la paix par la force, quel qu’en soit le prix. Il s’incarna dans l’un des plus vigoureux arbres du bosquet, un saule blanc qui était alors jeune et plein de jeunes pousses.
Rapidement, une métamorphose s’opéra. En quelques jours seulement, son tronc fut recouvert d’épines acérées. Ses plus longues branches s’assouplirent et ses feuilles s’effilèrent, ressemblant davantage à des branches de pleureur. Son écorce se craquela sous la pression d’une seconde écorce apparue en-dessous, le recouvrant comme des écailles. Ses racines noueuses se recouvrèrent de baies sombres, ses plus hautes branches se recouvrèrent de chatons jaune vif.
Les nains ne le virent ni ne l’entendirent arriver. Avec une discrétion insoupçonnable pour une créature d’un tel gabarit, le saule se déplaça jusqu’à la lisière du campement des bûcherons guerriers. Et lorsqu’au matin ils reprirent leurs travaux de déforestation, sa furie déferla. Les sentinelles elfes qui étaient présents décrivirent le massacre la voix teintée de joie, mais aussi de peur. L’esprit massacra jusqu’au dernier des nains, usant de tout un arsenal végétal jamais vu auparavant.
Rare sont les hommes-arbres à Athel Loren. Plus rare encore sont ceux qui ont fait veux de s’incarner uniquement pour combattre les ennemis ses ennemis. L’un de ceux-là réside au bosquet ancien, attendant la prochaine occasion de faire couler le sang des ennemis de Loren avec une impatience peu commune chez ses semblables. Son besoin de combattre est tel qu’il est monnaie courante qu’il quitte son bosquet pour rôder à la lisière de la Loren, juste au-delà du champ de vision des races mortelles, attendant qu’un imprudent ne s’aventure sous la canopée...
C’est avec une grande prudence que les elfes pénètrent dans cette partie de la forêt. Et lorsqu’ils doivent le faire ils ne s’y attardent jamais très longtemps. De nombreuses dryades résident également ici, vénérant l’esprit belliqueux qui tolère leur présence à ses côtés.


Donc... quel sont vos avis sur ces lieux et ce personnage ? Reflètent-ils "l'esprit de Loren" en restant cohérent avec ce que vous connaissez du background d'Athel Loren ?


Dernière édition par vg11k le Sam 14 Déc - 16:01, édité 1 fois
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Anos fils d'Athel & L
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Sam 14 Déc - 10:47

§§§ Bonjour Enfants de la forêt.


Citation :
Je songe sérieusement à ajouter un elfe changeforme à ma liste de personnage. Peut-être lui donnerais-je le nom d'"Anos", qui sais.

§§§ C'est gentil, j'en serais honoré, mais ne te sent pas obliger. Wink 

Citation :
La Mortourbe
Deuxième paragraphe:
La forêt ne répondit jamais à leurs questions, gardant le secret sur ce qu’il c’était réellement passé et sur les corps des elfes pourrissant au fond de l’eau.
§§§ En réalité les Enchanteresses aurais été mises au courrant lors de leur méditation.

Citation :
Le bosquet ancien et son gardien
Premier paragraphe:
Les arbres qui sont là sont si anciens que trois personnes se tenant par la main sont nécessaire pour faire le tour de leurs troncs pour les plus frêles d’entre eux.
§§§ Seulement trois Elfes  Question  Question  c'est encore un jeune Arbre de cent à cent cinquante ans. pour un arbre aussi ancien que tu l'écrit au moins 5 Elfes serais plus juste, lorsque l'on sait que dans Athel loren il y a les arbres les plus vieux du vieux monde. Twisted Evil 

Citation :
Le bosquet ancien et son gardien
Deuxième paragraphe:
C’est ici que vit l’une des créatures les plus respectées par les elfes.
§§§ Moi j'aurais rajouté (et craint par les Elfes.)

Citation :
Deuxième paragraphe:
Il s’incarna dans l’un des plus vigoureux arbres du bosquet, un saule blanc qui était alors jeune et plein de jeunes pousses.
§§§ Pour moi cela serai plutôt un Homme arbre qui se réveillerais (suite à une vision qu'il aurais eu) pour venger ses amis arbres qui ont été détruis, car les seule esprit se fondent dans des arbres, sont ceux que l'on appel les lémures et il animes les arbres mort.

§§§ Bonne journée.

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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Sam 14 Déc - 16:01

anos a écrit:
En réalité les Enchanteresses aurais été mises au courrant lors de leur méditation.

sauf si la foret avait volontairement souhaité leur cacher ce détail. Encore que cela soit possible. Si non je modiefierai cela en conséquence.

anos a écrit:
Pour moi cela serai plutôt un Homme arbre qui se réveillerais
c'est un homme-arbre. J'ai lut dans le LA qu'il s'agissait des plus anciens et puissants esprits de loren qui choisissait de s'incarner de façon définitive dans dans un arbre. C'est ce que j'ai voulu représenter =)

merci pour ces précisions, je modifie mes textes en conséquence ^^
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Lun 17 Fév - 13:19

re-bonjour tout le monde

Suite à quelques incidents de parcours j'ai eu quelques complications à avancer le développement de mon récit, d'où mon silence durant deux longs mois. Toutefois mon projet est toujours d'actualité et à même fait un bon en avant tout récemment.

Toutefois avant de partager avec vous ces lignes afin d'avoir votre avis en la matière, j'aurais quelques questions :

- Je sais que les différents clans d'elfes sylvains sont très différents les uns des autres. Cependant s'agit-il de choix d'orientation, et donc plusieurs individus d'une même famille peuvent suivre des voies différentes, ou tous embrassent les mêmes clans ?

- Je n'ai trouvé que peu de fêtes célébrées par les elfes sylvains or j'aurais besoin d'en intégrer une ayant lieu à la mi-automne. Cela m'arrangerait de célébrer un événement existant plutôt qu'en inventer un de toutes pièces =s

- Pour Anos en particulier, quelles sont les différentes formes qu'adoptent les membres du clan des changeformes ? Loup et ours je présume, mais leur panel s'étends-t-il aux oiseaux ou autres créatures ?

Enfin je vais vous introduire la poignée de créatures qui vont être amenée à venir profaner votre belle forêt. Celles-ci sont au nombre de 3, 3 vampires descendant tous d'Abhorash, l'un des seigneurs vampire. Tout les membres de sa lignée ont la particularité d'être de fabuleux combattants, prenant soin de leur honneur et ayant haute estime des prouesses martiales. Ils sont en revanche très peu portés sur la magie et les intrigues politiques.

Une caractéristique vampirique récurrente dans mes textes est qu'en absorbant le sang d'un individu, les vampires absorbent également une partie de leur essence vitale (voire la presque-totalité s'ils le saignent à mort), ce qui inclus leurs souvenirs, mais également leurs expériences passées, leurs connaissances et leurs pouvoirs, dans une moindre mesure. Si les souvenirs persistent, les pouvoirs viennent à progressivement se dissiper en même temps que l'essence viens à passer, jusqu'à complètement disparaître avec le temps si les morts-vivants ne s'emploient pas à manipuler et maîtriser ces talents.

Luther : ce vampire est le plus jeune du trio et ce de plusieurs siècles, sans être considéré comme un dernier-né par les siens. Fils de Walach dans la non-vie, il a fait le choix de suivre ses deux aînés dans leurs errances en raison de ses relations ambiguës avec Walach. Contrairement aux autres disciples d'Abhorash, il est prompt à prendre quelques libertés avec les notions d'honneur et s’intéresse activement aux arcanes. Tout récemment, suite à une rencontre sanglante avec une nécromancienne, il a enfin eu accès aux vents de magies qu'il s'efforce de conserver. Violent, orgueilleux et sarcastique, il respecte toutefois ses aînés et suis leurs conseils et directives. Il reste cependant l'élément le plus imprévisible du groupe. Son équipement est celui standard d'un chevalier errant, cuirasse et épée inclues, sans posséder d'artefact magique ou hors du communs.

Gilnash : le plus agé des trois individus. Il a vu le jour il y a plus de mille ans à l'ancienne Lahmia, berceau des enfants de la nuit, de la main même du père de leur lignée. Toutefois il n'était pas à l'origine un combattant. Il s'agissait du maître fauconnier issu d'une famille aisée sans être noble, en toute logique responsable des communications entre les cité via ses oiseaux. Il possède en effet avec toute créature volante un lien particulier. Il est réceptif à Ashur, le vent magique lié aux animaux, mais n'est capable d'interagir qu'avec les oiseaux et chauves-souris, les considérant comme des individus à part entière qui sont également très réceptifs à sa présence. Bien qu'ayant acquis des compétences martiales par la force des choses, il désapprouve la violence et préfère la diplomatie pacifique. Il possède une épée d'excellente facture forgée lors de la chute de Lahmia - même si celle-ci ne bénéficie d'aucun enchantement - mais préfère le combat à la dague. Il a récemment troqué sa cuirasse de cuir léger pour une tenue de soldat de la cité de Dunkelberg, de l'autre côté des montagnes grises.

Manesh'k : il s'agit de mon général. Plus jeune de quelques années que Gilnash, il a reçu le baiser de sang juste après celui-ci, lui aussi de la main d'Abhorash. A l'origine impliqué dans la lutte contre les morts-vivants, sa transformation l'a forcé à réviser son jugement envers ces derniers, même s'il regrette sa damnation jours après jours. Répugnant à s'ôter définitivement la vie, il fait contre mauvaise fortune bon cœur et s'emploie à ne pas répandre la mort dans son sillage comme le font beaucoup de ses congénères. Excellent combattant et leader naturel de ce groupe, il était à l'origine imperméable à la magie. Toutefois, il fut amené à partager l'expérience vécue par Luther et assimila lui aussi les connaissances de la même nécrommanciene que Luther. De plus, il fut confronté à un magus de feu de Nuln et possède du coup quelques notions de la magie flamboyante. Mais contrairement à Luther, il n'aspire pas à progresser dans ces domaines. Cela ne l'empêche pas d'admirer les merveilles que peut produire la magie. Il arbore une épée similaire à celle de Gilnash ainsi qu'une cuirasse  épaisse, tout comme Luther. A noter qu'il vient de perdre l'un de ses fils dans la non-vie, fils très peu nombreux en raison de son point de vue vis à vis des morts-vivants. Il aspire à imiter son mentor et transcender son état de vampire, se libérer du fléau de la non-vie pour atteindre quelques chose de plus élevé. Mais il est conscient  qu'actuellement, il est loin d'en avoir les capacités et parcours le monde en quête de réponses sur lui-même.

D'autres personnages secondaires seront amenés à interagir avec les elfes de Loren, à savoir un répurgateur à la poursuite des morts-vivants et deux nains l'accompagnant, ainsi qu'une créature hybride, mi-sanguinaire mi-revenant dont l'origine est assez complexe. Pour les plus curieux et motivés dont j'aurais piqué l'interêt, vous trouverez l'intégralité de leurs aventures actuellement écrites sur mon blog perso à cette adresse ou sur le racial vampire à celle-ci.


Enfin, pour conclure cette introduction, voici les dernières lignes du dernier chapitre de leurs aventures, qui relient leur dernière aventure à l'entrée en Loren :

_____


-          Il y a quelque chose de pas net avec ce rocher, déclara Luther en posant la main sur l’imposant morceau de granit. C’est comme si… du pouvoir, s’écoulait dedans.

Leur altercation remontait à plusieurs jours auparavant désormais. Tous les trois avaient quitté l’empire en traversant l’imposante chaine de montagnes qu’étaient les Monts Gris, sans plus croiser de signe de civilisation depuis Dunkelberg.

-          Tu parviens à le voir ? s’étonna Gilnash avec un regard surpris.

-          Non, rien de visible. Juste… une sensation.

Restant légèrement en retrait, Manesh’k se contentait d’observer. Lui ne percevait rien de particulier, contrairement à ses deux compagnons. Pour lui, ce n’était d’un imposant menhir, une pierre qui culminait à plus de trois mètres de haut, plantée sur le bord du chemin. Un symbole à moitié effacé par le temps, gravé à hauteur d’homme, retenait vaguement son attention. Mais il ne s’y serait nullement attardé sans Luther et Gilnash.

Le cadet fit quelques pas sur le chemin s’enfonçant dans le bois, puis haussa les épaules.

-          Quoi que ce soit, cela n’a pas une bien grande influence…

Ils passèrent donc l’imposante pierre sans s’y interesser davantage. Le monde recelait bien des secrets oubliés et il était monnaie courante qu’ils en croisent des restes à travers leurs décennies d’errances. Ce monolithe ne les interpella pas outre mesure.


Dernière édition par vg11k le Dim 13 Juil - 12:07, édité 2 fois
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Tomariel le Moussu

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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Lun 17 Fév - 15:50

Une bonne vieille Pierre Gardienne?  dwarf 

Tout cela met l'eau à la bouche, même si je n'ai pas encore trouvé le temps de terminé "Feu et Sang" (également disponible sur le forum des Comtes Vampires).
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Lun 17 Fév - 16:05

haaa
j'ai fait exprès de poster sur l'autre fofo le plus vite possible et retarder ici tant que ce n'était pas fait pour ne pas spoiler les vampires aux oreilles pointues, mais visiblement c'est un fail xD

oui, même s'ils n'ont aucune idée de ce que c'est c'est effectivement une pierre gardienne. Pas la plus imposante de son genre mais s'en est une ^^
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Anos fils d'Athel & L
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Lun 17 Fév - 21:29

§§§§§§§§§§§§§§§§§§ Bonsoir Enfants de la forêt.

§§§ Les Changes-Formes prennent des formes différente, même celle d'un oiseau.
§§§ Leurs transformation ne s’arrête qu'aux animaux traditionnel que l'on rencontre dans une forêt, mai aucun Change6Forme n'est capable de se transformé en Dragon ou Chimère.


§§§ Bonne soirée.

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ethgri wyrda
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Lun 17 Fév - 23:21

pour un fluff, c'est un bon fluff  Very Happy 

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Ennemis de Loren
Retiens cette morale
Sache que notre haine
Pour toi n'a pas d'égale

Tes nombreux congénères
Se sont tous fait tuer
Et bientôt en enfer
Tu vas les retrouver
             

                   Ethgrì-Wyrda
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Jeu 6 Mar - 18:02

Bonjour tout le monde

merci ethgri =)

J'ai eu l'occasion d'avancer un peu mon texte et j'ai à présent une version "brouillon" à vous présenter. Je pense que certains seront heureux de découvrir ces lignes, d'autres scandalisés de mon approche de Loren et d'autres enfin effrayés par la longueur de mon texte. Néanmoins toutes les remarques sont bonnes à prendre =D

N'ayant pas trouvé de fête sylvaine en automne j'en ai créé une moi-même en me basant sur des fêtes existantes. Par conséquent je ne me suis pas trop attardé dessus. Pour le moment.

Egalement vous trouverez certainement que j'ai survolé les personnages elfique. Toutefois je préfère les survoler maintenant puis les approfondir dans les versions suivante que devoir les remanier après les avoir vigoureusement développés. Je me baserais sur vos retour pour ces détails.

Aller sur ce, bonne lecture à tous ^^




Un sourire s’étira sur le visage tatoué de l'elfe qui dirigeait la file. Repoussant sa capuche en arrière, il leva les yeux sur la voûte loin au-dessus. Les branches des plus hauts arbres constituaient un immense plafond à la vaste clairière, les épines des pins se mêlant aux feuilles de chênes et de bouleaux. Le ciel n'était pas visible. Mais de petites lanternes étaient accrochées dans les hauteurs et diffusaient une douce lumière ambiante. Lumière qui luisait de jour comme de nuit, faussant facilement la notion de jour et de nuit pour qui n'y était pas habitué.
Un second elfe s'approcha, partageant son émerveillement.
- A chaque fois que nous revenons je trouve cette place un peu plus belle, déclara-t-il.
- Et demain soir nous fusionnerons avec elle, répondit le premier en jetant son paquetage.
Il s'approcha de l'imposant rocher couvert de mousses qui trônait au centre de cet espace. En plusieurs bonds agiles il se retrouva au sommet et embrassa le paysage du regard. Pas une feuille morte de traînait ici. Même en automne, cette petite partie de la forêt restait comme perdue dans le printemps. C'était l'une des raisons pour lesquelles il revenait régulièrement à cet endroit.
Il remarqua la troupe qui approchait des nouveaux venus et eu un pincement résigné. Une seconde raison, moins réjouissante. Sans hésiter il se propulsa en avant et effectua un salto parfait, ses cheveux tressés fouettant l'air dans son dos nu. Il se réceptionna avec la souplesse d'un félin et s'inclina respectueusement devant l'elfe en tête de procession.
- Père, déclara-t-il simplement.

- Gailrya ma soeur, qu'il est bon de te revoir, déclara l'elfe en gratifiant celle-ci d'une vigoureuse accolade.
Celle-ci grinça des dents lorsqu'il la relâcha mais ne fit pas de commentaires sur l'étalage d'affection de son petit frère. Telle une boule lumineuse, la silhouette féminine miniature qui voletait près d'eux entreprit une descente en spirale autour des deux elfes.
- Je suis moi aussi réjouie que tu sois parmi nous, assura-t-elle en chassant distraitement le farfadet de la main. Votre tournée c'est bien déroulée ?
- Assurément, répondit-il en effectuant une pirouette rapide. Il ne pouvait pas en être autrement, la majesté de Loren coule dans nos veines. Mais dis-moi ma sœur, notre père semble mieux se porter qu'à ma précédente visite.
- Oui ces dernières années lui ont réussi, déclara-t-elle en observant son frère parcourir distraitement sa chambre.
Il acquiesça tout en s'attardant sur l'éclat de cristal posé sur une étagère. Il pivota brusquement, ses longues mèches tressées fouettant son visage et ses épaules nues et provoquant une nouvelle prise de vitesse du petit esprit lumineux.
- J'ai pris plaisir à te revoir ma sœur, déclara-t-il.
Puis, sans attendre sa réaction, il virevolta en sens inverse et sorti. L'elfe resta plusieurs longues minutes, immobile, à tel point que le farfadet vint voleter près de son visage et tendit une main miniature vers les cheveux de Gailrya. Son frère était reparti aussi soudainement qu'il avait débarqué. Elle soupira, puis lorgna vers l'entrée avec une mine résignée.
- Moi aussi je vais bien mon frère, répondit-elle à la question qu'il n'avait pas posée.
Elle offrit le creux de sa main à l'esprit qui s'y posa et entreprit d'imiter les pirouettes de son frère. Elle eut un sourire pincé devant cette performance, puis l'invita à reprendre son envol.
Elle sorti à son tour, dévala les branches permettant d'accéder à ses appartements au cœur d'un énorme résineux, dont la variété ne poussait qu'ici en Loren. L'esprit sur les talons, elle s'élança et couru telle une enfant vers une partie moins dense de la cité sylvaine. Les arbres y étaient particulièrement hauts et robustes, mais aussi espacés. De grands morceaux de ciel bleu étaient visibles, ce qui n'était pas le cas sous la canopée d'épines de pins.
Les yeux pétillants, elle inspira à plein poumons et se dressa sur la pointe des pieds en poussant un long sifflement. Flottant au-dessus de son épaule, l'elfe intangible singeait sa posture, l’exagérant même en plaçant ses petites mains en porte-voix.
Quelques secondes passèrent. Puis un cri aigu lui répondit. Se glissant habilement entre les branches hautes, un magnifique rapace fit son apparition et descendit jusqu'à Gailrya. Il poussa plusieurs autres cris aigus, puis freina sa chute en battant plus vigoureusement des ailes. La bourrasque fit claquer les cheveux de la visiteuse et emporta plus loin le farfadet surpris qui effectua un roulé-boulé dans les airs.
- Anok, déclara-t-elle en s'avançant vers l'oiseau qui la toisait d'une bonne tête.
Elle posa une main amicale sur le plumage de son torse sans chercher à le caresser. Cela aurait désordonné le complexe alignement de plumes. Avec tout autant d'affection, l'oiseau majestueux entoura l'elfe de ses ailes.
Avec malice elle leva le bras et glissa la main sous une touffe de plumes à la lisière de son col. Le faucon géant gloussa de plaisir alors qu'elle lui grattait le cuir. Habituellement, ils détestaient ce genre de caresses. Mais pas lui. Il les adorait même, ce qui avait toujours amusé Gailrya.
- Bothel et sa troupe sont revenus ! lui glissa-t-elle en riant.
Le bec ouvert, Anok inclina la tête de côté, dévisageant sa compagne de ses grands yeux noirs et jaunes.
- Ils vont danser demain soir pour Mabon. J'ai hâte de voir ce qu'ils nous ont préparés pour célébrer cela !
L'oiseau tourna sa grande tête vers le farfadet qui voletait prêt de son bec, levant vers lui un index tout en le couvrant de remontrances silencieuses. Rien dans les manifestations de l'oiseau n'indiquait qu'il avait compris l'esprit ou l'elfe. En revanche il était clair qu'il appréciait les caresses prodiguées.

- Il semble plus taciturne qu'à l'accoutumée, si cela est possible, remarqua l'elfe vêtue d'une longue robe composée de rubans verts et bruns. Et je ne pense pas que les prouesses de Bothel et ses danseurs amélioreront son humeur.
Elle ajouta cette remarque avec un regard entendu envers Helion, le souverain du domaine elfique. Souverain qui pourtant se gardait bien d'approcher la créature qui évoluait pesamment sous leurs yeux.
Ils se trouvaient à quelques kilomètres du cœur de la cité elfique, à la lisière d'une partie plus sombre de la forêt, l'un des plus anciens bosquets de tout Athel Loren. A part les deux elfes, aucune créatures ne venaient fouler l'épais matelas d'aiguilles et de feuilles mortes constitué au fil des siècles.
- J'espère juste qu'il ne va pas à nouveau aller rôder à la lisière de la forêt, commenta Helion avec une mine détachée. S'il venait à nouveau à réduire en charpie de simples voyageurs qui longent notre forêt cela finirait par inciter les humains à s'aventurer plus profondément...
Sa voisine ne répondit pas. Elle se contentait d'observer le gardien des lieux, se déplaçant lentement entre les énormes troncs, entouré par les ombres végétales qui ne le quittaient jamais. Elle pouvait percevoir la colère qui l'animait. Même aujourd'hui qui était un jour de fêtes et réjouissances, une rage latente couvait dans le cœur de la créature.
- Gusternum n'agira pas de la sorte, l'assura l'enchanteresse. Même s'il a soif de sève écarlate, il ne fera rien de tel. Il sait que Loren en souffrirait ensuite.
- Prions Isha que vous disiez vrai.
En silence, ils restèrent cotes à cotes à observer l'esprit incarné errer dans à travers le bosquet. A la différence de ses semblables, jamais il n'était entré dans l'état végétatif, proche de l’hibernation, dans lequel ils entraient parfois pour plusieurs années. Et visiblement ce n’était pas près de se produire...


- C'est étrange, nous sommes au milieu de la journée et cette pénombre ne se dissipe pas, commenta Manesh'k en s'exposant hors de l'ombre protectrice de la canopée.
D'abord dubitatif, les deux autres partagèrent son étonnement lorsqu'ils constatèrent que la lumière n’agressait pas le mort-vivant.
- Je... n'y comprends rien, avoua l'ornithologue en le rejoignant. Assurément ce n'est pas lié à Tristofan ou Castille. Et...
- Bhaa, peu importe, coupa cours le troisième individu. Nous n'avons plus à marcher dans ces foutues broussailles. C'est le plus important.
Manesh'k échangea un regard inquiet avec Gilnash, porteur de nombreuses questions. Mais celui-ci n'avait pas plus de réponses que lui.
Luther avançait d'un pas soutenu, à la fois réjoui de ce prodige et pressé de quitter la forêt. La forêt. Manesh'k en avait traversé plus qu'il ne saurait en compter au fil des siècles. Pourtant il avait le sentiment que quelque chose n'allait pas. Que plus ils avançaient, plus le bois pesait autour d'eux, que l'atmosphère stagnait sous les branches épaisses. Ajouté à cela la désagréable impression d'être épié, que chacun de leurs faits et gestes était observés depuis qu'ils avaient franchis la pierre dressée...
Un rouge-gorge sorti des frondaisons pour voleter près d'eux, et plus particulièrement Gilnash, ce qui ne surpris personne. Ils avaient beau n'avoir croisé ou entendu que très peu d'animaux, les volatiles restaient attirés par ce lien étrange qu'avait leur frère avec ces créatures. Avec un sourire sincère, Gilnash tendit doucement le bras vers lui. L'oiseau l'étudia un instant, puis se posa sur son index avec quelques sifflets enthousiastes. Alors que Luther levait les yeux au ciel, Manesh'k partagea en silence le plaisir de leur compagnon. Il était encore trop jeune. Trop jeune pour réaliser le privilège qu'avait Gilnash de pouvoir converser aussi librement avec des inconnus, aussi modestes soient-ils. Des inconnus qui ne fuyaient pas en découvrant sa véritable nature, qui ne l’agressaient pas, ne le jugeaient pas. Ils n'en avaient cure, étaient simplement heureux de partager un peu de leur temps. Secrètement il enviait ce don qu'avait le vampire...
- Encore un embranchement, soupira Luther qui le tira de ses pensées.
Cherchant le soleil du regard, il ajouta avec ironie :
- Je n'aurais pas cru un jour avoir à nouveau à le chercher pour m'orienter...
Puis, ayant trouvé l'astre malgré le voile qui les en protégeait, il partit sur le chemin opposé, vers l'Ouest.
- Attends Luther, le stoppa Gilnash en fronçant les sourcils.
Celui-ci était visiblement en pleine discussion avec son ami à plumes.
- Désolé j'ai pas de graines à lui do...
- Prenons l'autre sentier, coupa-t-il leur cadet avec une mine préoccupée.
- Corriges-moi si je me trompe, mais la Brettonie c'est à l'Ouest et le plus court chemin c'est la ligne droite. Vous y avez bien déjà été non ?
- Il y a longtemps, en passant par l'Anguille, précisa Manesh'k qui ne discutait plus ce genre d'indications de Gilnash depuis bien des années.
Luther fini par pousser un soupir, mais s'engagea tout de même dans la direction indiquée. Durant plusieurs heures ils marchèrent dans la même direction. L'oiseau ne quitta pas Gilnash, celui-ci affichant une mine de plus en plus sombre comme ils s'enfonçaient dans l'épaisse forêt.
- Un instant, finit-il par les arrêter, observant le sous-bois avec intensité.
- Que...
- Suivez-moi, reprit-il brutalement en reprenant sa marche, droit dans les broussailles.
Perplexes, les deux vampires s'attardèrent un instant sur les alentours, incapables de déterminer ce qu'avait vu leur ami. Luther fini par hausser les épaules et lui emboîta le pas avant qu’ils ne soient distancés.
Manesh'k resta interdit en remarquant un détail que Luther n'avait pas noté. Alors qu'ils progressaient dans la même direction depuis l'embranchement, le soleil couchant était à nouveau face à eux.

La troupe de danseur enchaînait gracieusement les acrobaties. Ils rebondissaient sur le promontoire et se projetaient mutuellement en l'air pour gagner en détente avant de se réceptionner avec adresse. Autour d'eux la presque totalité de la cité était rassemblée, savourant le festin de pommes, noix et autres fruits secs. Mabon, l'équinoxe d'automne, était une fête annuelle célébrée ici uniquement. Les autres cité, plus au sud, se préparaient à l'hiver à venir et entraient dans un état léthargique suite à la fin de la Chasse Sauvage. Mais ici, au nord de Loren, les résineux ne perdaient pas leurs aiguilles et la vie ne suivait pas le même rythme que le reste de la forêt.
Captant une fluctuation au sein des bois, l'enchanteresse se tourna lentement vers la lisière de la cité. Quelque chose n'allait pas. Elle s'excusa brièvement auprès de ses voisins vêtus de bruns et d'orange et s'éloigna du spectacle de quelques pas.
Chaque jour ou presque des humains ou des nains dépassaient les pierres gardiennes qui délimitaient le domaine d'Athel Loren. Plus rarement, des aberrations du nord, des peau-vertes ou des adeptes des forces de la ruine. Plus rarement encore des mort-vivants. Lorsque ces intrus étaient peu nombreux, l'ancienne forêt les ramenait sur leurs pas sans qu'ils s'en rendent compte. Si des esprits gardiens se trouvaient dans les parages jamais ils ne quittaient le couvert des arbres.
Le matin-même, elle avait perçu l'approche des créatures contre-nature. Des pantins animés par la nécromancie, pas plus de deux ou trois. Elle avait senti la forêt retracer ses sentier pour les faire quitter son sein aussi vite que possible, aucun gardien n'étant proche de leur position. Gusternum, le colosse végétal, devait l'avoir également senti. Probablement était-ce la raison de sa colère matinale : ces créatures étaient hors de sa portée et auraient quitté les lieux avant qu'il ne puisse les atteindre. Mais force était de constater qu'elles étaient toujours présentes. Pire. Elles progressaient de plus en plus profondément vers le cœur de Loren.
- Warda ? Il y a un problème ?
L'enchanteresse fit face à la jeune elfe, la fille d'Helion. Celle-ci avait perçu son trouble. Le farfadet qui ne la quittait jamais imitait sa posture inquiète, postée sur son épaule.
- Je crois que oui.


- Cette fichue forêt n'en finira donc jamais ! s'exclama Luther qui écarta sans ménagement un arbuste de son chemin.
Tout comme le cadet, Manesh'k commençait à se lasser de cette pénombre constante. Il en aurait presque regretté cet étrange soleil qui les éclairait quelques heures plus tôt. Car cela faisait plusieurs heures qu'ils progressaient difficilement dans les fougères, ronces et autre végétaux, évoluant entre des arbres de plus en plus volumineux. Des résineux pour la plupart, si bien que d’épais matelas d'aiguilles leurs dissimulaient fréquemment des racines sur lesquelles ils venaient trébucher.
Brusquement ils débouchèrent dans une trouée, les arbres et fougères disparaissant soudain pour laisser place à une herbe sauvage. Luther trébucha de surprise tant il avait enjambé de racines noueuses au cours de la soirée. Ébahis, tous les trois clignèrent un instant des yeux. Même Gilnash n'y comprenait rien. La seconde précédente le sous-bois et sa voûte de branches impénétrables s'étendait à perte de vue et à présent ils marchaient sous le ciel étoilé.
- Je... n'y comprends rien, déclara simplement l'ornithologue en cherchant ses mots. Il y a quelques pas nous étions... et maintenant nous sommes...
- Ce n'est pas naturel, commenta Manesh'k qui balaya la clairière du regard.
Celle-ci était vaste, plusieurs chaumières auraient pu y tenir aisément. Sur tout son contour la forêt laissait soudainement place aux herbes folles. Les brins leurs arrivaient mi-cuisses.
Au centre de l'espace déboisé trônaient plusieurs immenses pierres dressées, plus imposantes encore que celle qu'ils avaient dépassée en entrant dans le bois. Les menhirs, polit par les siècles, étaient plantés en un arc de cercle qui leur était opposé. Les trois mort-vivants s'approchèrent prudemment, étudiant autant l'antique monument que les ombres des conifères les entourant. De l'autre côté des pierres se trouvaient deux autres rochers sur lesquels un vaste plateau de roc était posé.
- Un... dolmen ? Ici ? commenta Luther.
Et de près de quatre mètres de haut, songea Manesh'k en croisant les bras. Tout ceci le laissait perplexe. A présent il était clairement évident qu'une magie était à l'oeuvre ici. Une magie ancienne. Peut-être plus encore que Gilnash et lui ne l'étaient. Il ferma les yeux et concentra toute son attention en lui-même, fit totalement abstraction de son environnement. Il chercha quelque seconde dans les souvenirs dérobés à Castille et ses courtes expériences la sensation désirée. Avec un sourire satisfait il parvint à le retrouver. Le vampire s'ouvrit aux vents en même temps qu'il rouvrait les yeux. Le courant qui le frappa soudain fut si violent qu'il le fit chuter en arrière.
- Manesh'k !
Bouche-bé, il repoussa sans vraiment y faire attention la main que lui tendait son frère, un masque d'inquiétude peint sur le visage. Depuis qu'ils avaient arrachés ses pouvoirs à Castille, lui et Luther étaient capables de ressentir, voire discerner, les vents de magie. Pas aussi intensément que dans les heures qui avaient suivi la mort de la nécromancienne, et il n'avait pas la maîtrise dont son cadet faisait preuve. Depuis il luttait pour conserver ce dont, être capable de manipuler les vents, ses sensations s'amenuisant comme le pouvoir de Castille se dissipait en lui. Et là... En s'ouvrant à ces vents, il venait de prendre conscience qu'il baignait littéralement dedans. Sous son regards écarlate, les vents invisibles tourbillonnaient furieusement, le griffait presque de leurs serres éthérées. Ils tourbillonnaient dans toute la clairière, rasant sa lisière, avant de s'enrouler autour des piliers et fuser droit dans les airs. En levant les yeux il les vit retomber ici et là au loin, se dispersant au-delà de son champ de vision.
- Qu'est-ce qu'il a ? s'inquiéta Luther de l'état apathique de son aîné.
- Il admire, répondit simplement Gilnash avec un sourire amusé.
- Admirer quoi ? l'interrogea-t-il avec un regard suspicieux.
- La majesté des vents. Prends la peine de t'y ouvrir et tu constateras cela par toi-même.
- C'est pas... dangereux ?
- Vu ses compétences, pas vraiment. Avec un pouvoir plus imposant il pourrait risquer de s'y noyer. Mais vu ses... talents en la matière il peut s'estimer heureux de pouvoir les apprécier.
- Ah, répondit juste Luther.
Laissant là un Manesh'k quelque peu égaré dans sa contemplation, Luther et Gilnash s'approchèrent du cairn d'un pas tranquille. Tous deux en firent le tour, étudiant le granit dressé depuis des lustres.
- Crois-tu qu'ils aient été dressés par des hommes ? interrogea Luther.
- Honnêtement ? J'en doute, répondit franchement l'ornithologue. Ils m'ont l'air bien plus ancien, quand à la magie qui coule à travers eux, elle est... comment dire...
- Sauvage ?
- Effectivement, approuva-t-il en s'approchant.
Il tendit le bras et effleura la roche du bout des doigts. Il ne fut pas surpris par le léger picotement qui remonta le long de son poignet. De la magie brute s'écoulait ici et dans toute cette étrange forêt.
Un remous attira l'attention de Manesh'k vers ses compagnons comme son frère entrait en contact avec le pilier du dolmen. Au-dessus du plateau plusieurs chatoiements d'énergie se matérialisèrent en agglomérant des particules du flux principal. De plus en plus étonné par ce lieu, il s'approcha de ses compagnons, les yeux rivés sur les amalgames iridescents au sein des vents de magie.
- Les gars...
Tous deux se tournèrent vers lui, puis découvrirent avec étonnement la manifestation en suivant son regard. L'air ondulait comme une surface d'eau troublée par un projectile. Le tissu de la réalité se distordait et laissait progressivement place à trois petites formes, mi-matérielles mi-éthérées.
- Qu'est-ce que c'est que ça, murmura Luther comme les apparitions descendaient à eux.
Elles s'immobilisèrent entre les trois morts-vivants, nimbées de halos de lumières chatoyantes jaunes et vertes. L'une d'elle flotta tranquillement vers Luther qui eut un mouvement de recul, mais ne leva pas la main lorsque l'entité commença simplement à onduler autours de lui sans l’agresser. De même, les deux autres s'approchèrent d'un Manesh'k dont la vision des courants se superposait à celle de la réalité. La première tournoya doucement autour de ses hanches, la second le long de son bras. Il leva celui-ci jusqu'à ce que l'esprit follet s'immobilise au creux de sa main.
Grace à sa double vision il pouvait parfaitement scruter la véritable apparence de la créature qui l'observait avec tout autant de curiosité. Hormis le tourbillon de lumière et de douces étincelles qui l'entourait, cette chose avait l'aspect d'une femme d'une quinzaine de centimètre dans le plus simple appareil. Non, pas une femme, réalisa-t-il comme elle se penchait en avant pour étudier son visage, ses cheveux translucides tombant sur sa poitrine. Une elfe.
Il baissa les yeux sur le second esprit qui remontait tranquillement le long de son épaule. Celui-ci avait une toute autre apparence. Des bras simiesques étaient rattachés à un corps qu'il aurait qualifié de batracien dans les proportions de son torse et ses membres inférieurs. Sauf que ses épaules et son dos étaient recouverts de piquants comme ceux d'un hérisson et sa face était celle d'un renard dont il aurait écrasé le museau... Pour autant, même en comparaison avec le premier, il ne répugnait pas le vampire.
- Gilnash, appela-t-il sans cesser d'observer ses deux curieux. Que sont-ils ?
- Je n'en ai pas la moindre idée, avoua le concerné qui observait le compagnon de Luther, une sorte d'écureuil dépourvu de fourrure hormis sur la queue et doté d'ailes de libellule qui flottait au-dessus du front du cadet.
- Ils sont magnifiques, souffla le fils de Walach.
Manesh'k leva le second bras, un esprit dans chaque paume à présent. Quel était cet endroit qui recelait de si étrange créature ?
Tous les trois pivotèrent brusquement lorsque le trait fusa, frôlant Manesh'k qui s'écarta de justesse. Aussitôt l'attitude des créatures changea comme ils bondissaient en retrait. Les cheveux de l'elfe se dressèrent sur son crâne et ses doigts se muèrent en griffes démesurées pour sa petite taille. Les piquants du second se redressèrent sur son dos, le transformant en véritable boule de pointes. Quant à l'écureuil, sa mâchoire devint aussitôt d'une ressemblance frappante avec celle des sanguinaires alors que ses ailes se recouvraient de cuir, ressemblant à présent à celles de chauve-souris. Mais ce n'était pas les trois esprits vers lesquels étaient tournés les morts-vivants : une bonne dizaine d'autres flèches jaillirent des sous-bois sans aucune sommation. Doués de réflexes dépassant de loin ceux des mortels, ils roulèrent à l’abri des menhirs de granit sans être touchés.
- Je ne les sens pas ! s'écria Luther, le front ouvert par un trait mieux ajusté que les autres.
- Ne te fies pas à ton odorat ! lui intima Manesh'k en fermant les yeux.
Repoussant vigoureusement l'état d'hébétude qui lui avait permis de communier avec le lieu, il s'imposa au calme. Ils ne les sentaient pas. Mais il était un détail qui ne trompait jamais les vampires. Un peu moins d'une dizaine de battements de cœurs était embusquée dans les fourrés. Il les entendait battre à ses oreilles, le doute d'avoir raté des proies si facile venant bousculer leur assurance avec une légère accélération. Il rouvrit les yeux en souriant, la main sur le pommeau de son épée.
- Ne tuez aucun d'entre eux ! leur ordonna tout à coup Gilnash, un soupçon d'inquiétude dans la voix.
- Pardon ?
- Fais juste ce que je te dis ! insista-t-il auprès du cadet, agenouillé à ses côté sous le couvert du même menhir.
- On va encore en payer le prix avec ces conneries, grinça-t-il en jaillissant sans prévenir.
D'un bond, Manesh'k fut sur ses talons, Gilnash s'élançant en parallèle à quelques mètres d'eux.


Dernière édition par vg11k le Jeu 13 Mar - 3:31, édité 1 fois
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ethgri wyrda
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Sam 8 Mar - 22:27

même commentaire que la dernière fois

ça donne des idées…

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Ennemis de Loren
Retiens cette morale
Sache que notre haine
Pour toi n'a pas d'égale

Tes nombreux congénères
Se sont tous fait tuer
Et bientôt en enfer
Tu vas les retrouver
             

                   Ethgrì-Wyrda
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Jeu 13 Mar - 3:49

Merci ethgri

J'ai effectué un léger lifting orthographique à ce bon gros pavé. Voici la suite et probablement fin de ce premier chapitre concernant l'aventure des mes petits suceurs de sang en loren.


Il encocha une nouvelle flèche d’un geste fluide et la décocha en prenant à peine le temps d’aligner sa cible. Ces créatures se mouvaient beaucoup trop vite pour n’être que de simples humains ! Il crispa la mâchoire en constatant que son trait avait encore raté l’envahisseur. Mais du coin de l’œil il remarqua qu’un de ses voisins avait eu plus de chance. Le choc de l’impact rejeta en arrière l’inconnu en armure qui s’étala dans les hautes herbes et disparut de son champ de vision, stoppé net en pleine charge.
Plus que deux, songea-t-il en décochant un nouveau trait que l’autre évita à nouveau de justesse ! Alors qu’il tirait une cinquième empenne de son carquois, son sang ne fit qu’un tour en apercevant le reflet métallique. Il plongea de côté et esquiva la dague qui se ficha dans le tronc de l’arbre dans son dos. Il se redressa en levant son arc, mais c’était désormais trop tard : le gantelet métallique le cueillit à la pommette et le projeta de côté.
- Des Elfes ! s’écria Luther après un bref regard à sa victime allongée dans les fougères.
Il plongea en avant sous une nouvelle flèche qui siffla dans ses cheveux et se retrouva sous ce nouvel ennemi. Il avait déjà lâché son arc et avait la main sur l’épée courte accrochée à sa hanche. Le mort-vivant fut toutefois plus vif. Il se redressa en tirant son épée du fourreau et asséna un coup de pommeau à la mâchoire de l’Elfe qui lâcha un craquement sinistre avant qu’il ne s’effondrer.
Le vampire balaya le sous-bois du regard. Gilnash repoussait un autre opposant avec plusieurs giclées écarlates et laissait déjà dans son sillage trois autres corps. Pour quelqu’un qui ne souhaitait pas tuer ses ennemis il avait la main bien lourde…  Un battement de cœur, beaucoup trop proche, le fit brusquement pivoter. Luther happa au vol le poignet de ce nouvel agresseur de sa main libre, l’empêchant de porter son coup d’épée. Il tenait une dague de son autre main qu’il levait à son tour pour poignarder le flanc exposé du vampire à la garde croisée. Mais il en fallait davantage pour déstabiliser le mort-vivant qui frappa violemment les côtes de son adversaire, protégées par un léger pourpoint qui n’absorba pas vraiment le choc. L’Elfe hoqueta sous le choc et son coup perdit toute puissance, crissant sur l’épaulière d’acier de Luther sans plus de dommages. Il relâcha son poignet et le gifla avec force de son gantelet ce qui l’en débarrassa définitivement.
Luther pivota à nouveau mais fut cette fois prit de vitesse. La lame elfique l’écorcha de l’oreille à l’épaule avant de glisser sur son colletin avec quelques étincelles. Il poussa un juron puis glapit de surprise lorsque la seconde épée le frappa au bassin en arrachant une sangle d’armure. Il roula au sol et ne perdit pas un instant pour prendre ses distances. Ce nouvel ennemi le jaugea du regard, ses lames jumelles pointées vers le mort-vivant. Le vampire poussa un grognement méprisant tout en tâtant sa gorge. Il survivrait mais cette escarmouche lui laisserait une sacrée cicatrice. Avec un cri de guerre l’elfe chargea et au dernier moment tourbillonna sur lui-même, s’entourant d’un périmètre acéré et infranchissable. Avec des mouvements flous il se retrouva face à Luther et referma ses deux lames sur son cou, tel un ciseau géant. Mais son ballet fut stoppé net par l’épée du mort-vivant qui, pointe vers le bas, happa les deux armes dans sa garde et emporta les trois lames vers le sol. La stupeur était visible sur la face de l’elfe lorsque sa joue vint à son tour s’écraser contre le poing du vampire.

Il s’appuya contre un tronc en se relevant. Le sol ondulait autour de lui et la brûlure de sa pommette ouverte lui faisait plisser l’œil.
- Ça s’appelle un Quillon sale bouffeur de salade ! entendit-il une voix s’écrier.
A tâtons il retrouva son arc, puis lentement encocha une nouvelle flèche. Il inspira profondément et attendit une seconde que l’univers ne cesse de bouger, puis pivota précautionneusement. L’intrus était au-dessus d’un de ses camarades inconscient et continuait de l’insulter en faisant preuve d’une imagination douteuse. Il leva calmement son arc et le mit en joue. Un choc soudain à l’extrémité du manche dévia le trait qui siffla à un pouce du mort-vivant qui fit un bond de côté, surprit. L’elfe découvrit le premier ennemi à être tombé durant la charge, une flèche fichée dans l’épaulière. Celui-ci brisa la partie de l’arc qu’il avait en main d’une torsion du poignet avant d’envoyer l’elfe tenace rejoindre ses compagnons.

- Je l’avais vu, déclara Luther en relevant le menton avec assurance.
- Je n’en doute pas un instant, répondit juste Manesh’k en arrachant la flèche.
Il grimaça mais n’ajouta aucun juron. L’archer avait réussi à trouver une faille entre la cuirasse et l’épaulière. De plus la pointe était barbelée d’après la vive douleur qu’il ressentait à présent…
Gilnash se présenta à son tour. Plusieurs traits sanglants tâchaient sa tenue de soldat patrouilleur. Alors que le cadet ouvrait la bouche l’ornithologue devança sa remarque :
- Aucun commentaire. Il n’est pas mort. Et je n’avais pas le choix.
Luther se repris puis leva les deux mains en signe de capitulation avant d’aller ramasser son arme.
- Des elfes ? Ici en Brettonnie ? souleva tout de même Manesh’k après un instant.
- Peuh, ici ou ailleurs…
Se faisant, Luther qualifia l’épéiste d’un coup de botte bien sentit comme Gilnash étudiait le champ de bataille.
- Neuf, compta-t-il. Trop peu pour être un détachement et trop pour être de simples voyageurs.
- Une patrouille ? posa Manesh’k comme hypothèse.
Ce à quoi Gilnash hocha de la tête. Alors qu’ils se remettaient de leurs émotions, les trois farfadets firent leur apparition, flottant entre les corps étendus. Celui de l’elfe et de l’écureuil ailé s’attardèrent près d’eux, jetant des regards noirs aux morts-vivants. Toutefois ils ne les agressèrent pas, se contentant d’aller de corps en corps.
- Tu as eu vent de tout ceci ? interrogea Manesh’k en faisant référence aux conversations de son ami avec les divers oiseaux rencontrés dans la journée.
- C’était chaotique dans leurs esprits, mais plusieurs d’entre eux ont déjà aperçu  des elfes dans ces bois.
- T’aurais pu nous en parler plus tôt, reprocha Luther vers qui flottait la troisième créature éthérée.
Celle-ci désignait le vampire de ses bras trop grands pour son corps, les piquants de son dos ondulant à chaque mouvement. Elle croassait en silence, semblant injurier le combattant.
- C’est quoi ton problème à toi ? poussa-t-il avec mépris en gratifiant le farfadet d’une grimace de son cru.
La créature eu un mouvement de recul et cligna plusieurs fois des yeux, béate. Avant de revenir vers lui et reprendre son manège.
- Bon écoute je…
Tous les trois pivotèrent d’un bloc lorsque la branche morte craqua, dégainant déjà leurs lames. Mais il ne s’agissait là que d’un cerf, à une quinzaine de mètres. Il les observait, immobile. Ses ramures culminaient largement au-dessus des deux mètres de hauteur. Tous les quatre se considérèrent quelques secondes en silence, jusqu’à ce que Gilnash ne prenne la parole.
- Nous sommes encore loin de la Bretonnie. Ne restons pas ici. Plus vite nous laisserons ces bois derrière nous mieux nous nous porterons.
Ses deux compagnons acquiescèrent. Ils quittèrent les lieux sans tarder, laissant là leurs agresseurs inconscients et l’animal majestueux qui étonnamment ne semblait pas effrayé. Toutefois, à la surprise générale, la créature aux piquants s’entêta à importuner Luther et les suivis hors de la clairière aux monolithes.



____


Le tout aura probablement encore besoin d'être dégrossit, mes personnages elfiques un peu plus détaillés et surement une bonne relecture à effectuer, mais je pense tenir quelque chose de pas trop mal. Après à vous de me dire s'il y a une coquille majeure que j'ai mise dans ces lignes  Confused 

Petit debrif' de ce que j'ai tenté de mettre en place pour éventuellement justifier mes idées :

J'ai tenté de mettre en place une culture fidèle concernant les séquences d'introductions mais j'avoue que je peine à visualiser en environnement convenable. Heureusement les adaptations de Jackson des romans de Tolkien aide pas mal sur ce point.

Concernant l'influence de la foret j'ai exploité les dons de Gilnash pour faire en sorte qu'il "déjoue" plus ou moins les labyrinthes visant à les rejeter de la foret, sans vraiment réaliser l'action de celle-ci. Mais après réflexion je me dit que  peut-etre la foret dresserait-elle davantage de roncier et autre éléments difficilement franchissable pour les obliger à revenir sur le sentier. Et creuser en fonction de ce que vous m'indiquerez.

Viennent ensuite les farfadets. Là je reconnais clairement prendre des libertés puisqu'ils sont sencés être hostiles à toutes formes de non-vie. Toutefois, je mise ici sur le fait que personne ou presque ne s'attendait à ce qu'ils déboulent là, que les farfadets étaient plus ou moins "léthargiques" et que, après tout, les trois larrons sont arrivés sans comportement ou intentions hostiles.

Enfin pour finir avec le combat, pourquoi ne tuer personne ? Ben ayant partagé quelques images avec les oiseaux Gilnash se doute qu'en provoquant la colère des elfes ils auraient de grave ennuis - qu'ils auront de toute façon vous vous en doutez ^^

Pour le combat en lui-même, bon la baston par écrit c'est mon péché mignon. Et puis bon, sans vouloir faire des vampire des grosbills, se sont après tout les héros (ou anti-héros ?) de mes récits, qui sur table seraient deux petits seigneurs accompagnés d'un héro qui monte en puissance, face à une escouade d'archers...

Voili voilou
J'attends vos critiques/encouragements/commentaires/conseils/appels à la lapidation avec grand intérêt. Tout ceci n'est encore qu'un vaste brouillon et je suis ouvert à toute remarques Very Happy
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ethgri wyrda
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Ven 14 Mar - 18:08

jusque là, les trois vampires n'étaient pas hostiles, donc la foret n'avait presque aucunes raisons d'attaquer. maintenant le retour risque d'être plus douloureux…

en tout cas, c'est magnifique, je pense que je vais essayer de faire un peu de récit comme ça (mais pour atteindre ce niveau, il y a du boulot…)

_________________
Ennemis de Loren
Retiens cette morale
Sache que notre haine
Pour toi n'a pas d'égale

Tes nombreux congénères
Se sont tous fait tuer
Et bientôt en enfer
Tu vas les retrouver
             

                   Ethgrì-Wyrda
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Dim 13 Juil - 12:22

Merci ethgri  Smile 

ethgri a écrit:
pour atteindre ce niveau, il y a du boulot…
je vais citer une autre personne : "Il suffit d'y croire. Cela ressemble à un slogan sur une affiche de chaton, mais c'est vrai !"

Ayant commencé avec vous le développement de ce textes, je vais également vous partager la suite. N'hésitez pas là-encore à m'indiquer si j'ai commis des dérives vis à vis de l'univers des elfes sylvains, tous vos avis m’intéressent. Quant à un détail en fin de texte, l’explication se trouvera après le texte.

Bonne lecture à tous ^^

Chapitre 12


- Ils vont payer ! Ces rejetons du mal ont profanés les bois sacrés ! Ils doivent payer pour ce sacrilège !

L’elfe fulminait. Il faisait des aller-retour à la lisière du cairn et jetait des regards noirs à tout individus osant l'approcher. Les autres des danseurs des arbres gardaient le silence, n'osant attirer l'attention de leur compagnon.

La patrouille d’éclaireurs était encore sous le choc lorsqu’ils étaient arrivés. Plusieurs d’entre eux étaient blessés. L’un d’entre eux ne pourrait plus marcher pendant plusieurs mois…

- Comment cela a-t-il pu se produire ? s'interrogea Helion.

Il se tourna vers la prêtresse qui évita son regard. Elle-même avait sous-estimé ces créatures.

- Le chant de Loren évoquait une poignée de créatures, répondit-elle sans lui faire face. Nous ne nous doutions pas qu'il s'agissait de… ça.

Bothel capta la discussion au vol. Il faillit un instant crier sur l'elfe vêtu d'une robe diaphane, mais se ravisa au dernier instant. Une enchanteresse s’exprimait au nom de Loren. La bousculer, c’était agresser la forêt elle-même.

- Jamais nous n'avons étés confrontés à ça, insista-elle en se tournant enfin vers eux.

Helion soupira. Ce n'était pas la première fois que des morts pénétraient la forêt. Cependant, jamais en effet ils n'avaient eût un tel comportement...

- Des morts, des sorciers qui profanent les cadavres, même des vampires comme les appellent les hommes, résuma-t-il à voix haute. Mais ça...

- Un vampire ? Qu'est-ce donc ? Intervint cette fois l'elfe tatoué.

Ses sourcils fins traçaient une ligne horizontale. Il arborait une mine perplexe. Deux autres danseurs de la troupe s’approchèrent, intéressés par le fil de la conversation.

- Des sorciers, commença Warda avec un regard absent en direction des pierres dressés. Des morts qui s'accrochent aux vents et refusent de rendre à la terre ce qui lui appartient. Ils se nourrissent...

Elle hésita en grimaçant.

- Ils se nourrissent du sang des mortels. Se sont de piètres combattants qui rôdent la nuit. Ils ne sont jamais plus d'un et...

- Arrêtez avec ces contes d'hommes.

Tous trois, ainsi que l'intégralité des elfes présents, se tournèrent vers l'individu qui avait pris la parole en coupant celle de Warda. La peau de son corps ondulant à chacun de ses pas comme la chair en-dessous se remodelait, une créature indescriptible s'avança. La fourrure se détachait par poignées de sa poitrine, ses membres inférieurs étaient pourvus de sabots et les supérieurs de mains tremblantes. Sa tête, difforme, se résorbait sur elle-même alors que son museau devenait une vraie mâchoire. Ses bois s'enfonçaient dans son crâne et y disparaissaient en produisant des remous sur son front, comme s'ils plongeaient dans une glaise rose et malléable. -Une chevelure brune et emmêlée se dégagea de l'échine, quelques mèches retombèrent même sur son visage de plus en plus raffiné. Lorsqu'enfin ses pieds furent pourvus d’orteils, c'est un elfe nu et de forte carrure qui se tenait devant eux, s'étirant la nuque avec de nombreux craquements.

- Anos, souffla Helion en reconnaissant le changeforme. Cela faisait longtemps...

Celui-ci accorda un rapide signe de la tête au seigneur. L’un des farfadets du bosquet apparut brusquement, sorte d’écureuil translucide, et dévisagea l’étrange elfe. Il reprit :

-Les trois mort-vivant étaient des vampires, tous. Et il s'agissait d'excellents guerriers, insista-t-il avec gravité.

Bothel croisa les bras et inclina la tête de côté. Cet individu dans le plus simple appareil, plus excentrique que lui-même, commençait déjà à l’intéresser.

- Ils avaient des armures faites par les hommes. Ils n'ont fait qu'une bouchée des forestiers.

- Des guerriers dis-tu ? Insista Bothel, une lueur de défi dans le regard.

Anos dévisagea un moment le danseur de guerre avec un regard blasé. Il le détailla des pieds à la tête, avant de revenir à Helion sans répondre à l’elfe tatoué

- Des guerriers, oui. Et ils ont sciemment choisis de ne tuer personne.

- Qu'en sais-tu l'animal ? Le bouscula le danseur de guerre.

Il avait finalement revu son jugement. Finalement, son dédain palpable l’énervait.

- Je le sais, j'étais présent, je l'ai vu. Ils n’ont rien pu faire.

- Et pourqu...

- Je sais également dans quelle direction ils sont partis, reprit-il.

Se faisant il doucha l'agressivité du danseur tout en ravivant son intérêt. Il se tourna vers Helion et Warda.

- Les morts vont droit sur la Mortourbe.

Le seigneur elfe grimaça. Si ces sorciers des morts n’avaient tués personne, n’avaient commis d’autres sacrilèges qu’être présents et se défendre, ce lieu allait sûrement changer la donne.






- La Mortourbe ? Qu'est-ce donc ? Demanda-t-elle à son compagnon plus en hauteur.

- Tu es encore bien jeune, sans quoi tu saurais ce qu’est cet endroit.

Alors qu'il disait ces mots, sa propre monture, un aigle immense, descendit à hauteur de Gailrya et son faucon. Son rapace était un peu plus grand qu'Anok. Mais celui-ci n’avait rien à envier à son congénère.

Il étudia l’horizon au fil des battements d’aile de sa monture, cherchant ses mots.

- Même ton père, le seigneur Helion, était jeune à cette époque. Il n’était d’ailleurs pas encore ‘seigneur’. La forêt ne nous acceptait depuis peu en son sein et n’avait qu’une confiance limitée en notre espèce.

Un soubresaut l’interrompit. Gaylria attendit patiemment qu’il reprenne, caressant le plumage d’Anok. La forêt d’émeraude défilait à toute allure quelques mètres plus bas.

« Cette année-là une harde d’hommes-bêtes c’était engagée dans la forêt. Au beau milieu de l’hiver, la Loren était apathique et n’a réagi que tardivement à leur présence. Ils purent pénétrer en profondeur et arrivèrent jusqu’à un étang gelé. Ils y surprirent un groupe d’elfes qui étaient venus danser sur la glace en compagnie des rares farfadets alors enclins à les rejoindre.

Le carnage fut sans appel et la glace teintée de rouge. Lorsqu’Helion et les premiers éclaireurs sont arrivés à l’étang, celui-ci avait changé. Changé pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Il n’y avait plus de glace, mais des lentilles sombres et des feuilles mortes recouvraient la surface. Lorsqu’ils les balayèrent, ils constatèrent que l’eau autrefois claire comme le cristal était trouble, imprégnée de vase et de mousses d’eau. Nous n’avons jamais retrouvés les elfes. Le mystère fut plus épais encore lorsqu’ils découvrirent les traces des hommes-bêtes. »

Bouche-bée, Gaylria buvait ses mots. Jamais Helion ne lui avait parlé de cette histoire.

- Mais… et les enchanteresses ? Elles ont bien dû trouver ce qu’il c’est…

- Nous ne communions pas encore avec Loren comme nous le faisons aujourd’hui, répondit-il avec tristesse. Et lorsque ce fût le cas… la forêt refusa de répondre à leurs requêtes, comme elle refuse encore.

La fille d’Helion garda le silence. Une telle catastrophe était difficile à digérer.

- Ce qui est sûr, reprit-il, c’est que des cadavres se trouvent encore au fond de l’eau. Des hommes-bête. Mais aussi des elfes.

Le regard de Gaylria revint à l’horizon. La Mortourbe… quel nom injuste. Si des elfes étaient vraiment morts là-bas, il faudrait honorer leur mémoire, pas en faire un lieu… hanté.






- Qu’est-ce que c’est que cet endroit ?

Sous les yeux de Luther s’étendait un marais, recouvert de brume malgré l’heure avancée de la journée. Pas un oiseau de chantait, pas un batracien ne coassait, pas un animal ne donnait signe de vie. Aucun être vivant ne se trouvait là.

- Voilà qui est bien différent avec la clairière aux Dolmens, accorda Manesh’k.

Il chassa de la main l’esprit immatériel aux piquants qui s’entêtait à les suivre depuis l’aube. Il se tourna vers Gilnash, comme toujours lorsqu’il ne savait à quoi il avait à faire. Mais celui-ci semblait plus perturbé par la brusque disparition de ses compagnons volants. Pas une hirondelle, buse ou moineau ne répondait à son appel. L’ancien dresseur d’oiseaux ne ressentait… que le vide. Un vide que ses frères ne pouvaient combler.

- Quittons vite cet endroit, je n’y sens rien de bon, grimaça-t-il en étudiant les branchages.

Manesh’k acquiesça. Lui aussi n’était pas à l’aise. Et il commençait à en avoir assez de cette marée verte s’étirant à perte de vue.

- Quelle ironie, commenta Luther. Les mortels nous associent toujours à ce genre de lieux, lugubres à souhait. Et pourtant lorsqu’au fin fond du monde nous en trouvons un, nous n’avons qu’une envie : déguerpir…

- Même les elfes évitent cet endroit, l’averti Gilnash. Pour une raison que j’ignore, eux non plus ne l’apprécient pas.

- On se demande pourquoi…

Les elfes… ne pas les dépecer sur place avait été pénible. Cela l’avait été davantage de retenir son neveu de le faire. Mais, sur les indications floues de Gilnash, ils les avaient abandonnés là. Inconscients, mais vivants. Manesh’k se tourna à nouveau vers son frère. Pourquoi ne les avait-il pas avertis qu’ils n’étaient pas seuls dans cette maudite forêt ? Pourquoi protéger ainsi des elfes ? Pourquoi se priver d’un festin ? Il y en avait bien assez pour que tous les trois soient repus… Le nectar elfique, si délicat et enivrant à la fois… Il grimaça. Qu’avait vu Gilnash qu’il refusait de leur dire ?

- Partons, déclara l’ornithologue avec un dernier regard aux eaux troubles.

Manesh’k lui emboîta le pas, pensif.

- Attendez…

Luther avait les yeux rivés sur la surface de l’eau. Rien ne bougeait si ce n’était les fumerolles issues de la tourbe tiède et quelques bulles qui remontaient des profondeurs. Ses volutes ondulaient, immatériels.

- Qu’y a-t-il ?

- Dans l’eau… murmura le cadet, fasciné.

Lentement, il retroussa ses lèvres et révéla ses crocs. Il semblait aux anges. Le regarde de Manesh’k allait de son neveu à la surface, sans comprendre. Puis un frisson le parcouru alors que l’esprit désincarné qui les accompagnait s’agitait brusquement. Il s’écarta d’eux en feulant en direction de Luther, les piquants hérissés de colère.

- Le vent… comprit-il enfin.

Pas un souffle ne venait troubler le lieu. Mais en étendant ses sens au-delà de sa propre enveloppe, il prit la mesure de l’agitation qui régnait. Luther émerveillé, Gilnash lui aussi prit de cours, l’esprit agité… et ce qui venait à leur rencontre.

Lentement, sa main vint se poser sur le pommeau de son arme. Une onde vint troubler la surface, se propageant doucement à travers l’étang. Puis une autre… et une ombre se discerna sous l’eau.

Le vampire plissa le regard, prêt à réagir à toute menace. Avec une lenteur mesurée, un entremêlement de branchages et de racines s’extirpa du marais. Dégoulinant d’eau croupie et de vase nauséabonde, la chose difforme se traîna dans leur direction. Elle n’avait ni jambes ni tête. Son corps n’était qu’écorce imbibée, bois moisi et racines semblables à des lianes. Cette… chose, était à la végétation ce qu’ils étaient aux êtres vivants. Un amas de créatures mortes, animées par quelques sorcelleries… Et qui avançait péniblement dans leur direction.

Gilnash était tout aussi incrédule. Il ne comprenait pas ce qu’il avait sous les yeux. Il avait vu les elfes par les yeux de plusieurs créatures à plumes. Mais jamais une créature de ce genre. Comment était-ce possible ?

Jamais au cours de leurs errances, les trois vampires n’avaient été confrontés à pareille étrangeté. Et pourtant, celle-ci continuait d’avancer, des racines souples comme des tentacules la remorquait mètres après mètres jusqu’à la rive, jusqu’à eux. Et pourtant, ce n’était même pas cet être qui les laissait pantois. C’était leur nombre. Comme si, lentement, l’étang tout entier s’animait, agitant ses entrailles pour leur régurgiter à la figure.

Malgré leur situation inédite, Luther trouva le moyen d’éclater de rire. Sans comprendre, Manesh’k et Gilnash le virent s’approcher au bord de l’eau tandis que le mort-vivant végétal se rapprochait toujours plus.

- Il y a des morts là-dedans, déclara-t-il en tendant la main.

Il ferma les yeux et les deux vampires sentirent l’énergie qu’il déployait, sa volonté qui pliait Shyish à ses caprices. Et le vent pourpre de la mort se laissa docilement manipuler. Tel un linceul il drapa la créature et referma sa poigne sur ses entrailles.

La chose eu un sursaut et s’immobilisa face à Luther alors qu’il usait de tout le pouvoir dont il disposait, sa volonté s’opposant à celle de l’autre créature.

- Des ossements, dans la vase... devina Manesh’k.

Liés par les racines et mêlés aux branches, des ossements et articulations usés par le temps composaient en partie le squelette de cette chose. Et appliquant sa griffe sur ces derniers, Luther arrivait à stopper son avancée malgré son contrôle approximatif de la nécromancie. Tremblant, dégoulinant de boue et de feuilles mortes, la chose ne pouvait plus progresser en avant.

- J’adore la magie ! jubila Luther en insistant encore, obligeant petit à petit la créature à se tordre, s’écorcher en plusieurs branches. Et il y en a tellement d’autre !

Il tendit son second bras en direction des eaux troubles qui étaient c’étaient mises à bouillir à l’instant où il était entré en contact avec l’esprit végétal. A ses côtés, l’animal féérique aux piquants feulait et crachait dans sa direction sans oser faire davantage.

- J’adore…

La flèche se ficha à travers sa main avec un léger sifflement. Poussant un cri de surprise et de douleur, il eut un mouvement de recul. Lames déjà dégainées, les deux autres vampires s’abritèrent aussitôt à l’ombre des arbres.

Avec un gargouillis inintelligible, la créature de limon s’effondra sur elle-même, rouée par le traitement infligé par Luther. Tenant au poignet son membre blessé, il balaya le sous-bois du regard.

- Sales mangeurs de fougères ! Montrez-vous ! Je sais que c'est vous qui...

Avant qu'il ne finisse sa phrase un elfe apparut brusquement devant lui, comme tombé du ciel. Et avant qu'il ne puisse en saisir davantage, il fut opposé à un mur d'acier qui l'obligea à bondir en retrait pour ne pas être lacéré. Le mort-vivant se retrouva en équilibre précaire sur le bord de l'eau, agitant les bras pour ne pas chuter. Sans hésiter un instant son adversaire le projeta dans l'eau d'un violent coup de pied dans l'estomac.





Aussitôt d'autres attaquants jaillirent des branches et buissons, s'interposant entre l'étang et les deux autres vampires.

- D'où ils sortent ? s'écria Manesh'k qui se voûta pour éviter une lame avant de bondir sur son agresseur.

Plus vif que son adversaire, il lui happa le poignet au vol et le projeta violemment sur l'un de ses compagnons. Mais plutôt que le renverser, le second l'évita d'une roulade avisée. Son arme ricocha sur celle du mort-vivant avec une pluie d'étincelles. Manesh'k parvint à parer et l'envoyer bouler dans une nouvelle direction. Du coin de l'œil il remarqua que son premier ennemi était déjà sur ses appuis et prêt à revenir à la charge.

Il fit volte-face lorsqu'un nouvel individu se laissa tomber derrière lui, mais retint sa lame en avisant sa tenue.

- C'est qui ces types ? grinça Manesh'k que se colla dos à dos avec lui.

- Aucune idée, répondit Gilnash. Je ne les ai jamais vus.

- Mmh ?

- Jamais, vraiment, insista-t-il. Mes compagnons n'ont jamais vu d'elfes bouger comme eux. On dirait plus des acrobates que des combattants. Ou des danseurs, aussi...

Manesh'k balaya lentement le groupe d'une dizaine d'individus qui encerclait les deux frères d'armes.

- Nous ne sommes pas ici pour nous battre, commença Gilnash. Nous ne voulons aucun mal à…

Une flèche siffla entre eux, Manesh'k tirant son frère avec lui. Il chercha un instant l’auteur de ces tirs. En vain. Il grimaça.

- A présent, MOI je vous veux du mal, énonça-t-il sombrement avant de bondir dans la mêlée.






Luther se redressa et s'ébroua en projetant de l'eau partout. Immergé jusqu'à la poitrine, il prit enfin le temps d'étudier son agresseur. L'elfe vêtu d'un simple pagne le toisait depuis la rive. Il était plus grand que le vampire, fait rare pour un elfe. Tout comme l'un des forestiers battu la veille, il se battait avec deux épées. Mais surtout, il arborait les tatouages de loups jumeaux étalés sur le torse. Des feuilles de lierre remontaient ses cuisses et s'enroulaient autours de ses bras jusqu'à ses mains. Des plumes stylisées étaient aussi peintes sur l'une de ses joues.

Guère impressionné, le vampire prit le temps de cracher un peu d'eau en lui jetant un regard noir.

- Pour ça tu vas payer l'elfe. Pour toi je vais faire une exception. Ma lame va rouiller, mais si je la trempe dans du sang d’elfe...

- Je demande à voir, répondit-il, immobile alors que Luther dégainait son arme.

Il poussa un cri de colère et s'élança vers cet elfe effronté. Mais alors qu'il allait s'extraire de l'étang, l'eau trouble recommença soudain à bouillonner autour de lui.

- Que...

Des racines noueuses jaillirent brusquement de l'eau et dans de grandes éclaboussures se jetèrent à l'assaut du vampire. Avant qu'il ne comprenne l'origine de ce nouvel assaut, les tentacules d'écorces s'enroulaient autours de ses chevilles, de ses hanches et ses poignets. Étranglé par un collet végétal, il disparut dans les profondeurs, entraîné dans les ténèbres.






- Luther !

Repoussant brutalement l'elfe qui lui faisait face, Manesh'k se fraya un chemin jusqu'à la rive, plusieurs lames venant rebondir sur sa cuirasse. Lorsque deux autres guerriers elfes jaillirent devant lui, il poussa un grondement de haine.

- Du vent !

D'un pas de côté il évita le troisième individu venant de derrière. Il s'écroula comme une masse sous le coup de pommeau que le vampire lui infligea. Celui-ci ne reviendrait plus à l’assaut après une nouvelle roulade.

- J'en ai plus qu'assez, laissez-moi où je vous saigne jusqu'au dernier !

Afin d'appuyer sa menace, il se mit en garde, prêt à bondir, sa lame en avant. Au-dessus des combattants le farfadet aux piquants observait la lutte du mort-vivant. Il oscillait ici et là, hésitant sur la démarche à suivre.

- Il me plait celui-là.

Les deux combattants jetèrent un œil furtif derrière eux, ne quittant pas Manesh'k des yeux, à raison. Celui qui avait parlé avait jeté Luther à l'eau. L’esprit aux piquants se tournait à son tour vers lui. Le vampire serra la poignée de son arme encore un peu plus fort.

- C'est une juste fin que la noyade pour votre sacrilège, déclara-t-il avec un sourire féroce.

- Noyade ? répéta Manesh'k du bout des lèvres.

- Lorsqu'une Lémure emmène un corps, jamais il ne remonte à la surface, ajouta l’elfe avec un sourire moqueur.

Puis il fit quelques moulinets à l'aide de ses deux épées avant d'imiter la position du vampire.

- N'ai crainte, tu le retrouveras dans quelques instants.

- Si tu savais...

Tous deux bondirent simultanément alors que les autres elfes s'écartaient de la lutte à venir.






Esquive, parade, roulade, esquive à nouveau... ses trois adversaires étaient doués. Très doués mêmes. Mais Gilnash se battait depuis l'aube de la civilisation humaine. Ce n’était ni la première ni la dernière fois qu’il combattait en sous-nombre. Mais lorsqu'une lame elfique lui entailla le flanc, il se fit une raison. Aussi doué soit-il, il ne pourrait pas continuer ce ballet mortel éternellement. Il profita d'un temps de répit entre deux assauts et jeta un regard alentour. Manesh'k ferraillait avec un autre elfe à moitié nu, entourés par plusieurs de ces étranges combattants. Aucun signe de Luther. Pas non plus d'archer en vue. Quoique. La flèche qu'avait reçue le cadet ne venait pas de l'un de ces guerriers. Aucun ne portait d'arc ou de carquois.

Du coin de l'œil le mort-vivant remarqua tout à coup une ombre glisser par-dessus les feuillages. En même temps que ses sens s'emballaient et que ses ennemis revenaient à la charge, il bondit vers le haut. Le vampire s'accrocha à la première branche venue. S’appuyant d’une main et du coude pour son bras armé, il se hissa sans perdre un instant. Les elfes ne tarderaient pas à l'imiter.

Un brassement d'air. Son instinct ne l'avait pas trompé. Sautant d'une branche à une autre, il remonta une ramification tel un funambule et, proche de la cime, prit son élan... pour se retrouver face à un simulacre de visage, tout composé de ronces !

- Que...

Avant qu'il ne réalise quel était ce nouvel assaut, la chose le balaya. L'instant suivant, il plongeait dans le vide.

Le choc sur la terre ferme fut douloureux. Avec mille précautions Gilnash roula sur le côté. Il avait perdu l’épée lahmienne dans la chute mais qu'importe, il avait toujours ses dagues, accrochées à ses hanches. Alors qu'il se relevait pesamment, il remarqua que les elfes n'approchaient pas. Ils restaient à une distance plus que raisonnable du vampire secoué.

Gilnash fit volte-face lorsqu’un gémissement rauque jaillit dans son dos. D’un pas de côté il évita le fouet végétal qui l'avait propulsé dans les airs. Sans perdre un instant, il s’écarta de cette chose tout en conservant les elfes dans son champ de vision. Mais ils avaient leurs armes baissées, se contentaient d’observer le mort-vivant et le nouveau venu. Par conséquent, il se tourna vers ce nouvel ennemi qu’il étudia d’un regard méfiant.

Cette... créature, ressemblait étrangement à la chose dans l'étang. Si ce n'est qu'elle avait clairement la silhouette d'un humanoïde. Ses jambes étaient composées de racines, semblables à celle d'un arbre des mangroves, tout entremêlées de ronces. Son torse était de l'écorce creuse où aucun cœur n'était visible. Il remarqua que le bras droit possédait une épaule mais se ramifiait en fouet de ronces entremêlées, celui qui l’avait fait chuter de si haut. Le droit, lui, n'était composé que d'écorce noire et lisse, clairsemé d'épines et se terminant par trois serres acérées.

D'un mouvement fluide, Gilnash dégaina ses dagues. Il grimaça lorsque la créature chargea : d'autres spécimens variés venaient d'apparaître derrière la première. Cela allait des roses aux roseaux en passant par divers aspects d’écorces… Ses milles ans d'existence allaient peut-être lui être entièrement nécessaire...






- Anok, mais qu'y a-t-il ?

Juchée sur son faucon, l'elfe avait le plus grand mal à contrôler son ami à plumes. Dès l'instant où ils s'étaient approchés de la Mortourbe, il avait commencé à se comporter bizarrement. Jamais lors de leurs combats contre des hommes-bêtes ou des peaux vertes il ne s'était comporté ainsi. Il refusait catégoriquement de s'approcher de la cime des arbres. Mais dès que Gailrya tentait de l'orienter dans une nouvelle direction, il revenait survoler les combats.

Non loin, elle voyait que l'aigle de l'autre chevaucheur posait les mêmes problèmes qu’Anok. Quelque chose, en bas, perturbait les deux volatiles. Chose qui l’encourageait elle davantage à se joindre au combat ! Bothel, son frère, avait lui-même jeté l'un des vampires entre les griffes mortelles des lémures. Puis il avait engagé le combat avec un second. Combat qui durait encore d'après les éclats métalliques qui lui parvenaient. Elle sera le bois de son arc à s'en blanchir les phalanges. Qu'est-ce qui en bas pouvait pousser leurs rapaces à refuser le combat, mais également les obstiner à rester sur le champ de bataille ?






Il n'y avait plus que deux ennemis, le troisième mangeant les nénuphars par les racines. L'un d'entre eux en étaient réduit à affronter un groupe de dryades à la dague. Le dernier affrontait son fils en combat singulier. Les autres danseurs de la troupe s'étaient écartés et formaient un cercle autour des belligérants, près à embrocher le mort-vivant s'il tentait de fuir.

Un détail dérangeait toutefois le seigneur elfe, entouré de Warda et Anos. Lorsque le premier vampire avait disparu sous la surface, cet individu c'était précipité à son secours, s'était fait violence pour se frayer un chemin parmi les guerriers. Mais après avoir échangés quelques mots avec son fils, son comportement avait radicalement changé. Il... s'amusait. C'était le mot qu’il emploierait. Alors même qu'il livrait un combat mortel avec Bothel, l'un des plus dangereux guerriers qu'il ait été donné à Helion de voir, il ne portait aucun coup mortel. Rien ne trahissait ce sentiment sur son visage impassible. Il portait des coups ravageurs à l'elfe. Mais plus le combat durait, plus il avait le sentiment d'avoir raison.

- Tu es fort, le monstre, le harangua Bothel entre deux passes d'armes. Mais je te découperais quand même en morceaux !

Et il effectua une nouvelle rotation que le vampire évita d'un bond en arrière, s'arrêtant à une longueur d'épée du danseur.

- Tu n'es pas mauvais non plus mon garçon, répondit Manesh'k en s'écartant face à une nouvelle charge de l'elfe tatoué.

Helion grimaça en voyant que plusieurs danseurs durent s'écarter de l'arc de cercle décrit par la lame elfique pour ne pas le gêner. Le calme évident de l'intrus, en comparaison avec la haine déployée par Bothel, ne faisait qu'appuyer son impression. Il grimaça davantage en entendant la suite.

- Je... ne... suis... pas... ton garçon ! rugit-il en ponctuant chaque syllabe de moulinets rageurs.

Il effectua brusquement une roulade en avant et se redressa aussitôt, prenant de vitesse le vampire dont la cuirasse encaissa le coup.

- J'ai vu passer plus de cinq cent hivers, déclara l'elfe avec un sourire mesquin.

Reniflant, Manesh'k examina rapidement sa tenue. Un impact de lame parmi tant d'autres... Il jeta un œil critique à l'elfe confiant.

- Je vais te faire une confidence, commença-t-il en esquissant à son tour un sourire qui révéla des canines surdéveloppées. J'ai plus de deux milles ans.

- Pardon ? hoqueta Helion de sa position en retrait.

Et le vampire, éclatant de rire, chargea à son tour un Bothel qui avait aussitôt cessé de rire.

- Cette chose aurait deux milles ans ? Ce monstre ment ! Cela ne peut pas être possible !

Anos se contenta de hausser les épaules, gardant les bras croisés. La forêt elle-même regorgeait de secrets encore bien plus anciens. Que ces choses soient si âgées l'étonnait, mais n'avait rien d'impossible.

Warda quant à elle n'observait pas le même combat. Elle était tournée vers le vampire aux dagues, bien plus en difficulté face à la dizaine de dryades auxquelles il faisait face. Sa tenue était en lambeaux et plusieurs plaies s'étalaient sur son visage et ses bras. Mais il continuait le combat sans une interruption. Tel un danseur il évita un assaut venu de derrière lui. A peine réceptionné il se pencha en arrière pour éviter un membre de bois plus pointu qu'une lance et d'un mouvement sec il le sectionna. Il se laissa brusquement tomber au sol pour éviter une troisième attaque à hauteur d'épaules et en profita pour balayer la dryade blessée d'un mouvement circulaire des jambes.

- Quelque chose ne va pas, murmura-t-elle.

- Oui, Bothel aurait déjà dû en finir depuis...

- Je ne parle pas de ça, coupa l'enchanteresse. Les dryades...

Anos et Helion se tournèrent vers elle, intrigués.

- Les dryades ? répéta le changeur de peau.

- D'habitude elles résident loin de cette partie de la forêt...

- Je ne vois pas en quoi...

Un véritable cataclysme bouscula soudain plusieurs arbres, menaçant de les déraciner. Le sol trembla alors que la masse imposante du nouvel et immense belligérant heurtait le sol. Plusieurs danseurs s'écartèrent aussitôt, manquant de justesse d'être réduis en purée écarlate. Manesh'k comme Bothel firent plusieurs pas en retrait, dominés par ce béhémot d’un autre âge. Même les dryades interrompirent leurs assauts.

Se tassant sur lui-même, le colosse exulta avec un grondement rauque, semblable au fracas d'une avalanche. Il dominait largement les humanoïdes, ses plus hautes branches côtoyant les cimes locales. Personne ne réalisa le moindre geste. L'arrivée fracassante avait littéralement gelé les combats.

- Par Isha... murmura Anos.

- Gusternum... d'où...

- C'est un esprit, souffla Warda, tout aussi abasourdie. Bien qu'incarné, il connaît mieux les sentiers secrets que n'importe quel asrai !

Le regard vert étincelant de la créature était rivé sur le mort-vivant. Elle beugla à nouveau et arma une frappe titanesque d’un membre droit. Manesh'k comme Bothel plongèrent de part et d’autre pour éviter le coup qui fit trembler le sol sous leurs pieds. Les yeux écarquillés, Manesh'k le vit ramener à lui l'amalgame de lianes qui l'aurait violemment écrasé. Pesamment, le monstre se redressa, faisant glisser ses branches souples comme des tiges de saule. Elles laissèrent des sillons profondément creusés dans l'humus.

- Bothel sort de là ! s'écria Helion comme son fils restait à côté du vampire.

Mais le danseur n'en eût pas le temps. La bête d'écorce enchaîna brusquement avec une nouvelle attaque. Elle les utilisait comme des fouets surdimensionnés et chacun de ses coups provoquaient de nouvelles secousses. Celles-ci dessinaient des cercles concentriques à la surface de l'eau comme la colère primale s'acharnait sur sa cible.

Entre deux coups le danseur de guerre parvint à rouler en-dehors de l'aire de combat redessinée par ce gigantesque combattant. Hébété, il observa son adversaire continuer à esquiver les attaques de l'homme-arbre. Puis il se tourna vers l'homme-arbre lui-même. Il avait déjà eu l'occasion de voir et même combattre au côté d'un de ces esprits vénérables. Mais les quelques secondes passées face à lui avaient suffis à Bothel pour comprendre qu'il n’avait rien à voir avec ses semblables. Jamais un autre gardien de la forêt n'aurait bousculé de jeunes pousses pour arriver au combat, n'aurait attaqué un elfe pour blesser un ennemi ni ne mutilerait ainsi aveuglément le sol. Il connaissait le nom de cet homme-arbre et l'histoire de son incarnation végétale. Mais voir sa colère de ses propres yeux était une tout autre chose. Gusternum...

Il continuait à marteler le sol à l’aide des branches épaisses ressemblant vaguement à des bras, deux de chaque côté du tronc. Mais le vampire était vif, Bothel l’avait lui-même découvert à ses dépens. Gusternum n’arriverait pas à le faucher ainsi et il dû s’en rendre compte car il cessa. Il fit un pas raide en avant, les racines entourant son pied s’enfonçant aussitôt dans le sol. Si on pouvait appeler cela un pied : ses jambes n’étaient que le tronc souple de l’arbre dans lequel Gusternum s’était incarné, fendu en deux afin de pouvoir arpenter le monde… Il gronda à nouveau avant de se redresser avec une multitude de craquements. Le mort-vivant leva sa lame, paré à toute éventualité.

- Reculez ! ordonna soudain Helion d’une voix effrayée comme son fils les rejoignait.

Manesh’k jeta un œil rapide à l’elfe en entendant le ton de son ordre avant de se reconcentrer sur son ennemi. Dans un panache orangé, celui-ci éructa en l’air une fine poudre qui retomba rapidement sur le mort-vivant, désormais seul face à l’homme-arbre. Piégé, il balaya la clairière dégagée du regard, attendant les effets de la substance qui le recouvrit commet une pluie fine. Son énorme adversaire s’immobilisa sans le quitter du regard.
- Père, qu’est-ce ? interrogea Bothel sans ciller.

- Des spores dévoreuses de métal, murmura-t-il simplement.

- Des quoi ?

- Lorsqu’il y a plusieurs siècles, Gusternum c’est incarné pour repousser des bucherons nains, il les a affrontés avec ce procédé, répondit Anos sans prendre la peine de se tourner vers le danseur.

Une sangle se détacha brusquement du harnois de Manesh’k. Il baissa le regard et vit son épaulière suivre le même chemin. Puis son fourreau tomba à son tour. C’est avec des yeux ronds qu’il vit l’une de ses genouillères brusquement craquer en deux avant de rejoindre le reste. Observant la scène d’un œil absent, Anos reprit son récit :

- Les cottes de mailles et les lames des combattants sont tombés en poussière. Pas un n’a approché Gusternum avec une arme en métal. Et pas un n’est rentré à son foyer…

- Belle histoire que voilà.

Le changeforme fit volte-face et détourna le poignet du vampire dont le poignard ne trancha que du vent.

- Beau réflexes, l’elfe, commentât Luther en lui assenant un crochet de son autre main tout en l’aspergeant d’eau.

Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’en encaissant le coup, l’elfe le saisirait de sa propre seconde main. Il amplifia son mouvement et souleva du sol le vampire abasourdit.

- Mais… il devrait être… commença Bothel dont le regard glissa jusqu’à la surface de l’eau.

- …mort ? Compléta Luther en se redressant, un sourire mesquin se dessinant sur ses traits. Je suis déjà mort. Tu espérais sérieusement noyer quelqu’un comme moi, dans une fosse pleine d’ossements ?

Et il chargea les quatre individus. Mais ce ne fut ni Bothel, ni Anos, ni Helion qui répliqua. Prenant le mort-vivant de cours, Warda se dressa sur son chemin, les bras grands écartés. Elle révéla l’intérieur du voile diaphane qui recouvrait sa tenue échancrée. Avant que Luther ne réagisse, une nuée d’ailes, de griffes et de piquants le pris à la gorge, l’aveuglant et déchirant la peau de son visage et ses bras. Il roula au sol en hurlant comme l’essaim d’esprits en tous genres s’acharnait sur lui.





- Je n’en crois pas mes yeux, il est ici !

- Qui ?

- Le gardien du bosquet ! s’écria Gailrya en abaissant son arc.

Alors qu’elle pressait Anok d’approcher elle put apercevoir la scène par une trouée : l’homme-arbre face à l’intrus désemparé et encerclé par les danseurs. D’un revers herculéen l’esprit le projeta en-dehors de son champ de vision. Cela en faisait un de moins. Elle vit également son frère et son père devant un autre ennemi recouvert de farfadets et gesticulant comme un diable. Puis son regard coula vers le dernier du groupe, incapable d’approcher, complètement cerné par les dryades. La scène était irréelle. Tant de moyens pour seulement trois individus ! Elle glissa son arc dans le carquois à son épaule, désœuvrée. Leur présence dans les airs n’était pas nécessaire avec une telle démonstration de force.

Avec douceur, elle intima à Anok de descendre un peu plus encore. Sans qu’elle sache pourquoi, sa réticence était repartie aussi brusquement qu’elle était venue. Battant vigoureusement des ailes, il descendit progressivement jusqu’à la trouée, imitée par son voisin sur un aigle géant. L’oiseau poussa tout à coup un cri strident en faisant une embardée.






- Manesh’k !

Le vampire fit mine de le rejoindre, mais aussitôt un mur de ronces vivantes et racines noueuses lui barrèrent la route, le défiant d’approcher. Sifflant, Gilnash répliqua sans perdre un instant et arracha des morceaux d’écorces à leurs propriétaires à coups de poignards. Mais les créatures de bois et de sève ne flanchèrent pas et au contraire, commencèrent à étouffer le mort-vivant sous leur seul nombre. A coup de griffes et d’épines les créatures végétales réduisaient progressivement la tenue frontalière en lambeaux…

Le cri qui résonna dans les frondaisons eu l’effet d’un éclair sur le mort-vivant. Il se redressa brusquement et repoussa sauvagement ses assaillants avant de se tourner vers son auteur. La masse imposante du rapace troua les branchages et écrasa plusieurs des créatures végétales avant de s’immobiliser à quelques mètres. Gilnash se précipita vers la créature à terre, bousculant les choses de ronces, se détournant du combat, de ses frères et de la menace des elfes. A cet instant précis, seul ce faucon immense importait. Lâchant ses dagues, il posa ses mains sur le plumage déjà poisseux alors que le corps était agité de spasmes. Il évita un coup d’aile sans y penser, heurté par l’agonie de l’oiseau. Puis il s’immobilisa. L’aile retomba et le sang cessa de gicler par la plaie béante.

Il entendait les cris de douleurs de ses compagnons. Il devinait les esprits de bois prêts à le réduire en pièces sous le regard des elfes. Il voyait la personne au carquois qui se relevait en titubant à côté de lui. Mais Gilnash n’avait d’yeux que pour l’auteur de cet acte atroce. Cet auteur qui se laissa tomber à son tour et le dévisagea d’un regard incandescents. Il fouetta l’air de sa longue langue dégoulinante d’humeur avant de lever ses deux lames rougeoyantes.

D’une roulade Gilnash évita le ciseau du démon tatoué. Avec un hurlement de rage il plongea les mains dans le torse composé d’écorce de la créature la plus proche. Celle-ci qui tentait justement de l’agresser fut projetée sans sommation à la face du monstre écarlate qui la trancha en deux avant de charger en feulant de haine.






- Qu’est-ce que c’est que… cette chose ! s’écria un elfe.

- Impossible…

C’était tout bonnement impossible. Un sanguinaire ne pouvait pas se trouver dans cette forêt. Pas ici. Pas aussi loin. Pas sans que Warda et la forêt elle-même ne l’aient perçus. Et pourtant il était là, se frayant un chemin mortel à travers les dryades pour atteindre le vampire. Vampire qui s’efforçait de rester en vie sous les lames de cette aberration contre-nature.

Même Gusternum se détourna de son ennemi à terre, sonné. Sa tenue était en miettes, mais par quelques magies son épée avait échappé au massacre. Secouant la tête, le mort-vivant suivit le regard émeraude et découvrit à son tour le démon qui venait semer la zizanie dans leur bataille. L’homme-arbre revint vers lui, puis à nouveau vers le démon écarlate. Manesh’k restant allongé par terre, il opta finalement pour ce nouvel ennemi. D’un pas lourd où la colère était perceptible, il se dirigea vers ce quatrième intrus.






Gilnash entendit l’approche plus qu’il ne la vit. Il manqua être balayé par la frappe sourde qui projeta son poursuivant hors de son champ de vision. Lui-même enchaîna par une seconde roulade pour se mettre hors de portée et évita de justesse les griffes d’une nouvelle créature des ronces. Il la repoussa et chercha le colosse des yeux, avant de constater que dans la confusion il était revenu à côté du cadavre de l’oiseau géant. L’ancien fauconnier grimaça de douleur. Une douleur qui n’avait rien de physique. En relevant la tête il constata que l’elfe qui chevauchait ce prince du ciel était face à lui. Une flèche en main. Des larmes plein les yeux. Elle poussa un cri de haine et de douleur puis se jeta sur lui. Le vampire n’eut qu’à faire un pas de côté pour l’éviter, puis fut éclaboussé en pleine figure.

Il cligna plusieurs fois des yeux avant de pouvoir réaliser ce qu’il venait de se passer. Tout devenait fou. Des pointes noires dépassaient du dos de cette nouvelle ennemie. En le chargeant à corps perdu, tout à son désespoir, elle venait de s’empaler sur les griffes d’une dryade qui s’apprêtait à embrocher le mort-vivant !

- Pour quelqu’un qui ne voulait pas tuer…

L’œil hagard, Gilnash se tourna vers son neveu méconnaissable. La peau de son visage avait été lacérée et son armure, déjà malmenée à Grissenwald, était en piteux état. Il maintenait Manesh’k debout, le bras passé autour de son épaule, à peine en meilleure forme. Ce dernier traînait son épée d’une main. Et juste au-dessus d’eux flottait encore et toujours la bête simiesque hérissée de piquants, étudiant passivement les deux mort-vivants. Derrière eux accouraient plusieurs combattants qui hésitaient visiblement sur la démarche à suivre : achever les vampires ou se joindre au colosse sur lequel le démon se jeta sans hésiter ?






- Gailrya !

Faisant des moulinets rapides avec ses lames, l’elfe tatoué se précipita à l’autre bout du champ de bataille. Il passa devant l’enchanteresse elle aussi dépassée par les évènements. Elle avait rappelé sa nuée de farfadets, laissant libre le premier vampire, et hésitait à présent à les envoyer harceler le démon. Mais elle ne comprenait toujours pas. Mais comment avait-il put arriver jusqu’ici ?

- Warda ! Bannissez-le !

- Quoi ?

- Bannissez-le ! répéta Helion, incrédule. Vous ! N’approchez ni les vampires ni le démon ! cria-t-il aux danseurs qui s’arrêtèrent en pleine charge.

Le flanc complètement écorché par le fouet aux feuilles acérées, le sanguinaire tatoué se relevait à nouveau, cicatrisant à vue d’œil.

- C’est impossible, réalisa Anos en sortant de sa réserve. Il ne peut pas se relever à nouveau ! Pas avec de telles blessures ! Il devrait repartir au néant !

- Bannissez-le ! Insista le seigneur.

Avec un beuglement sauvage, la bête écarlate bondit par-dessus un nouveau coup de fouet et parvint jusqu’à Gusternum. Sans cesser de mugir, elle traça deux sillons sur son tronc et arracha plusieurs plaques d’écorces au passage.






- Ecartez-vous d’elle ! Tout de suite ! hurla Bothel.

D’un bond agile il passa par-dessus les dryades tétanisées par la blessure soudaine du titan. Elles se détournèrent de Gilnash et s’avancèrent vers les duellistes, laissant seul l’elfe et les vampires. Mais le danseur n’en fut nullement affecté. Sa sœur et les restes d’une dryade gisaient aux pieds de Luther. Un sourire se dessina sur sa face méconnaissable.

- C’est d’elle que tu parles ? le provoqua-t-il en prenant le corps par la gorge.

Sans peine apparente, il souleva le corps inanimé, ses pieds ne touchant plus le sol.

- Tu…

Une détonation coupa brutalement l’elfe. L’explosion sépara le sanguinaire de l’arbre vivant et les jeta tous deux au sol. Alors que Manesh’k, dépassé par les événements, se tournait vers eux, il ne put qu’être éblouit par le flash qui s’ensuivit. Puis plus rien.

Lorsque, le regard plissé, Bothel recouvra la vue, les trois vampires et sa sœur avaient… disparus. Purement et simplement. Il fit volte-face, incrédule, alors que l’enchanteresse découvrait avec horreur le résultat de son sort.

- Ca… Ca… Ca a rebondit… bégaya-t-elle alors qu’Helion comme Anos ne réalisaient pas encore ce qu’il venait de se produire.

D’un bond agile, le héraut de Khorne se releva et balaya l’assemblée du regard, cherchant ses proies. Son regard lumineux s’attarda un instant sur Warda qui eut un hoquet en découvrant la rune de métal sombre qui pendait à son cou. Puis, avant que l’homme-arbre massif ne se remette sur pieds lui aussi, il s’élança en direction du sous-bois en emportant ses deux lames. Ni les elfes ni les dryades ne tentèrent de le poursuivre.

- Que vient-il de se passer ? demanda un danseur de guerre à son voisin tout aussi perdu que lui.

Les vampires s’étaient tout bonnement volatilités.






notes à propos du sanguinaire :

Vous l'aurez compris, ce protagoniste n'est pas un banal sanguinaire et il ne tombe pas du ciel. Je l'avais déjà évoqué dans mes premiers posts mais pour les membres ayant la double casquette vampire/asrai je l'ai volontairement laissé dans le flou. En effet ceux-ci le connaissent.
Plus tôt dans les aventures des mes trois larrons, ils ont affrontés un cousin de leur espèce. Pas un combattant mais un nécromancien très habile dans la sorcellerie en général. Et celui-ci est parvenu à fixer l'essence de sanguinaires sur les squelettes de morts-vivants sous son contrôle. Ces bêtes ainsi crées pensent et agissent comme des sanguinaires. Mais leurs écailles sont recouvertes de tatouages bleu sombres et comme les morts-vivants ces créatures étaient sous le contrôle du nécromancien. Elles ne pouvaient pas être simplement renvoyées dans le warp suite à une blessure mortelle : elles sont fixées ancrées dans ce monde et se régénèrent au lieu de mourir. Même la décapitation ne suffit pas à en venir à bout. Toutefois, ces sanguinaires ne sont pas invincibles : ils sont liés par le sang. Plus ils pompent dans leurs réserves et plus ils s'affaiblissent. Cependant, en tuant et vampirisant leurs victimes, ils peuvent accumuler de "l'energie". Et, le nécromancien étant mort cette chose est hors de contrôle. Or personne ne sait combien de victimes elle a à son actif...
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Lun 14 Juil - 22:51

lien vers les autres aventures ?

ça devient vraiment un gros fouloir cette bastion, c'est génial  shakng2 

la suite, la suite...

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Retiens cette morale
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   Lun 14 Juil - 23:13

Le lien se trouve en page 1, mais je les remets tout de même.
ici pour le développement de cette histoire sur le forum racial vampire
et ici pour le lien vers mon blog perso où tout est disponible au même endroit

pour la suite elle va surement se faire attendre. J'essai d'avoir un rythme d'écriture d'un chapitre par mois mais je suis plutôt sur du 3 chapitres / 5 mois, et je n'ai pas encore entamé la suite.
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MessageSujet: Re: Un enfant de la nuit sous les branches   

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